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dimanche 17 juillet 2016

Coq de combat: à la vie, à la mort!





Fiche technique globale


Titre VO: 軍鶏
Titre traduit: Shamo
Dessin : : TANAKA Akio
Scénario :: HASHIMOTO Izo
Editeur VF : Delcourt
Type: Seinen
Genre: Suspense, Sport
Editeur VO: Kôdansha
Editeur VO 2: Futabasha
Prépublication: Evening
Prépublication 2: Manga Action
Illustration: n&b
Origine: Japon - 1998 / 2015
34 tomes, série complète.
Prix: environ 8€

Résumé wikipédia

À 16 ans, Ryo Narushima, jeune lycéen doué, a poignardé ses propres parents. Placé en maison de correction, il va subir la violence et les humiliations de ses codétenus et des gardiens. Coups, mitard, agression sexuelle... La rencontre d'un étrange détenu politique, un certain Kenji Kurokawa, expert en karaté, va changer le cours de son existence et faire de lui un véritable coq de combat, prêt à tout pour ne pas se faire tuer. Une fois purgée sa peine, il sera tour à tour prostitué pour femmes, homme de main dans un gang puis sportif de haut niveau, évoluant en marge de la société japonaise occidentalisée et construisant son propre karaté au fil des rencontres.


L'avis du VieuxGeek: série mythique (du moins, jusqu'au T.13). Après, ça reste sympa.

Coq de combat, c'est un peu ma Madeleine de Proust (je ne comprends pas ma citation). Cette série m'a véritablement trouée le cul (bon, sauf la fin...). Mais détaillons pourquoi...
...T'aurais mieux fait de rester couché ce matin là, mon bon Ryo...


Un ado brisé avant de commencer à exister
Dans un premier temps, le manga nous montre ce que deviendra le quotidien d'un ado japonais ayant littéralement pété les boulons, allant jusqu'à poignarder ses deux parents. C'est, je pense, assez difficile à comprendre pour nous pauvres occidentaux que nous sommes car nous ne subissons pas de telles pressions (je parle pour moi...). Mais c'est tellement parlant... Oppressé, condamné à être normé, Ryo craque. Il finit en centre de correction où il connaîtra toute les horreurs humaines existantes. Cette première partie du manga, où il apprends le karaté-survie (on y viendra après), relève du pur génie. Sans déconner et je pèse mes mots. On a tous ressenti ce terrible sentiment de frustration quant à la norme à suivre (sauf si vous êtes un mouton-né. Dans ce cas, retournez mater un PSG-OM et continuez à disserter pour savoir si une Audi est mieux qu'une Volkswagen. Oui, mon brillant esprit est au delà de ça! Et non, je ne crie pas "poooo-po-po-po-po-lo-po" à chaque fois que la France marque un but. Et sachez que les Golf première génération sont les plus classes). C'est complètement dérangeant de voir Ryo s'enfoncer dans des ténèbres sans fin, sans espoir de rédemption, malgré sa soif de vivre... Donc, oui, l'aspect social est pertinent lors de la première partie de la série.

La suite, où il tombera dans la prostitution, dans la drogue, les combats clandestins etc., reste toute aussi excellente que la première. Selon moi, là où ça se gâte, c'est lorsqu'il est confronté au mec-singe-à-un-bras. Mais ça passe (vite fait). Il faut savoir que la série a été longtemps interrompue. Les auteurs ayant eut un désaccord (apparemment, le dessinateur se plaignait que le scénariste ne lui lâchait que quelques lignes pour les scripts). C'est vraiment sur la fin que le scénario part en couille (et on a déjà du mal à comprendre pourquoi Toma, le danseur du pénultième arc, veut à tout prix sortir Ryo de sa merde).

La qualité du dessin est une des forces de ce manga. Mikazuki geri jodan dans ta gueule, enfoiré!


Survivre
L'aspect Arts-martiaux est quant à lui extrêmement passionnant. Alors, bien évidemment, ça parlera plus à des gars que le sujet captive (et ceux qui lisent les chroniques martiales de Plée seront aux anges). Le karaté y est abordé dans sa forme la plus primaire (donc la plus intéressante. Ceux qui ne sont pas d'accord parmi vous, mes 2 fidèles lecteurs, sachez que je vous mépriserai pendant 666 générations). C'est à dire le karaté-survie. Pas celui où l'on fait semblant de chercher un épanouissement spirituel en se branlant sur des katas tronqués, non, mais bien celui où l'on doit rester le dernier debout pour continuer à vivre en utilisant tous les moyens à disposition. On y apprendra à "tricher" pour gagner (briser les normes pour survivre. Toujours cette fameuse norme), on se rendra compte que pour chaque côté visible/montrable d'une discipline, il existe un pendant négatif/caché/secret (Cf. le clan des dogi noir, et je ne vous en dit pas plus). Franchement, coq de combat est un excellent livre de philosophie sur les arts-martiaux pour celui qui sait lire entre les lignes. Jugez-en vous même. Malheureusement, cet aspect disparaît complètement lors du dernier arc de l'histoire (le clan des égouts).

Ceux qui sont intéressé par le sujet martial, vous pouvez commencer par ça par exemple.


On termine?
La fin de la série est cependant très décevante. Notamment parce que l'arc final "le clan des égouts" est une grosse bouffonade (merci d'ajouter ce néologisme dans votre dico et de me citer comme inventeur du-dit terme). On est à mille lieux du coq de combat des débuts. L'aspect "social et martial" qui a fait le succès de la série est ici complètement inexistant. Les derniers tomes se lisent en 10 minutes montre en main, la fin [SPOILER DE LA MORT] et quant à elle décevante: Ryo meurt après un combat contre le guignol à couette. Sérieux les gars... Vous auriez pu trouver mieux. Ryo se devait de mourir, certes, mais là... Ca pue la fin mal torchée. On n'entend plus parler de Sugawara, un personnage génial (le pendant positif de Ryo), on voudrait savoir ce que deviendra la sœur de Ryo, l'avenir de Tokichi... Bref, fait chier. [FIN DU SPOILER].


Conclusion
Une série magistrale qui finit un peu en queue de poisson... Mais la louper serait une pur hérésie tant la première moitié de la série est un putain de chef d’œuvre. Bon, je retourne bosser mes katas de ceinture blanche et vais tuer un ours à mains nues.

PS: j'ai l'intégralité de la série en 1ère édition. Comment ça vous en avez rien à foutre?
PPS: sans déconner, lisez-les et ne regardez surtout pas le film qui est une sombre merde. Le voici, mais je vous aurez prévenu....











dimanche 27 mars 2016

Ladyboy vs Yakuzas - la série.


Pourtant, on dirait...


Fiche technique de la série

Editeur(s): Akata
Auteur: SAKURAI Toshifumi
Date de sortie: 26/02/2015 pour le T.1 et 25/02/2016 pour le T.5
Format: 127 x 180 mm (M)
Prix: 7.95 €
Nombre de pages: 192
Collection: WTF

Résumé éditeur du volume 1

Kôzô Kamashima était un jeune yakuza plein de potentiel. Oui, mais voilà… Ce jeune premier a eu la trop mauvaise idée de coucher avec la fille ET l'épouse de son big boss. Et comme tout se sait, chez les mafieux… Le parrain japonais, fou de rage, décide alors de se venger, et sa punition est terrible : de force, il fait opérer le pauvre Kôzô, pour lui retirer… ses bijoux de famille ?! Devenu transsexuel malgré lui, Kôzô est ensuite envoyé sur la pire île du monde entier : l'île du désespoir absolu, où vivent reclus des yakuzas sans foi ni loi. Ces derniers, privés depuis des années de présence féminine, voient en l'arrivée de « la » pauvre Kôzô un signe du destin : enfin, ils vont pouvoir assouvir leurs pulsions sexuelles. Dès lors, commence une terrible course poursuite entre Kôzô - pas encore habitué(e) à son nouveau corps - et une bande de dégénérés fous furieux prêts à tout… Y compris à s'entretuer !



L'avis du VieuxGeek: série culte.

Je sais que vous, mes (2) fidèles lecteurs, vous connaissez ma passion déchainée et le culte que je voue à ce putain de manga. Alors voilà, la série vient de s'achever. Cinq tomes. Cinq livres pour le survival le plus barré, le plus barjot, et de très loin le plus original jamais créé dans le genre. Sérieux, y a pas eu mieux ou alors j'ai loupé un tournant dans ma carrière de geek.

Vous avez lu le résumé. Vous savez donc que le speech est original. Je m'étends pas la dessus, je l'ai déjà dit pour le volume 1. Mon doute existentiel était le suivant: l'auteur allait-il réussir à nous tenir en haleine sur une série de ce genre avec un speech pareil?

Oh, oui.

Kozo tente donc de survivre sur l'île de Konlankhul face à cent pervers psychopates tous plus pervers et psychopates les uns que les autres. L'auteur a poussé la taréitude (c'est un néologisme, inscrivez-le dans le dico) de tous ces pervers pépères à son paroxysme.
Le schéma narratif reste le même sur l'ensemble de la série, et c'est peut-être là le seul défaut (mais bon, j'aurai bien été emmerdé si j'avais dû de faire mieux...). Kozo se trouve un allié potentiel parmi les jojos, se retrouve dans la merde, s'en sort (ou pas vraiment, c'est selon) et ainsi de suite. Les "alliés" de kozo sont évidemment délirants, et d'une perversion sans limite (la palme d'or revient à George le sans bite).


Ne t'inquiète pas Kozo, elle a été transmise au don d'organes.


Ce qui est vraiment génial, c'est que tous les perv' ont une personnalité et un historique propre que l'on peut lire dans les bonus de fin de volumes. Il suffit de travailler 15h par jours en moyenne et 7j/7 pour étoffer l'histoire tout en dessinant et en tenant les délais de malade que les maisons d'éditions imposent aux mangakas (un chapitre par semaine...). Bref.

Il y a une interview de l'auteur à la fin du volume 5 réalisé par F.Fasulo (le rédac' chef de MadMovies). Et là, stupeur et stupéfaction, c'est du n'importe quoi. Sakurai a fait n'importe durant sa carrière. Il a testé des tonnes de trucs louches (des puttes, des trav', des immondices, des hôtels zarbis...). A lire absolument et en détail. Qui d'autres qu'un japonais peut faire ça? Personne sauf un japonais. Sur le site de l'éditeur, on peut lire: "Depuis quelques années, il est surtout connu pour ses reportages sur des endroits dangereux et des maisons de prostitutions, publiés dans des magazines de "non-fiction". Celui a valu le surnom du "Roi du manga-resportage sur les maisons de prostitution décevantes". Pour réaliser ces fameux mangas-reportage, il a voyagé à travers tout le Japon."


Conclusion

Une série appelée à devenir cultissime, pas du tout mainstream, réservée à une niche de lecteurs hardcore. Filez vite les achetez, à mon avis ça ne restera pas longtemps sur les étagères... J'espère que d'autres ovnis du genre suivront! Pour mon prochain cosplay (ou mon prochain premier, c'est selon), je me déguise avec 99 potes en pervers en slip. Ca vous parle?

dimanche 28 février 2016

Le vagabond de Tokyo - La série (ou presque)



Une des couvertures originales


Fiche technique

Scénario : Fukutani, Takashi
Dessin : Fukutani, Takashi
Couleurs : <N&B>
Editeur : Le Lézard Noir
Format : plus grand qu'un manga, plus petit qu'une BD (bon ça va, j'ai la flemme d'aller mesurer!)
Planches : environ 390
4 tomes sortis entre 2009 et 2014
N.B: à l'heure où j'écris ces lignes, le T.2 est en rupture de stock.
Prix: environ 24 euros
Info édition : Couverture avec rabats, sans jaquette.


Résumé

Yoshio Hori, 22 ans est un véritable laissé pour compte de la bulle économique des années 80. Il alterne les jobs payés à la journée sur les chantiers de Tokyo, se nourrit de nouilles lyophilisées et claque sa paie dans les bars à hôtesses. Il n’a d’autre choix que de vivre dans sa chambre miteuse et crasseuse de la Résidence Dokudami qui résiste comme un ultime îlot au milieu de immeubles flambants neufs de la nouvelle Tokyo.

Source: bédéthèque

L'avis du VieuxGeek: fan :D

Les tribulations mélancolique d'un jeune adulte dans le tumulte Tokyoïte. Voilà ce qu'est véritablement le speech de la série. Avant de critiquer quoi que ce soit, il faut se mettre dans le bain et découvrir l'auteur, Takashi Fukutani (tout cela est expliqué dans le volume 1). Voici un article que j'ai pompé et un peu modifié:

 

Takashi Fukutani, sa vie, sa merde.

Takashi Fukutani était alcoolique, déjanté, pauvre, fainéant. Il décèdera à l'âge de 48 ans. Son manga, Le vagabond de Tokyo, nous entraine dans tous les pires aspects de la vie nippone. Il nous fait rencontrer pèle-mêle: des drogués, des yakuzas, des prostitué(e)s, des travelos, des freaks, des proxénètes, des losers... Bref, la totale.

L'auteur, durant la période faste du manga.


"Résidence Dokudami" est un manga particulier. On y retrouve surtout un condensé de tranches de vie de personnages hors normes. Le manga met en scène un loser fainéant et obsédé, qui n’a pas les moyens de vivre autre part que dans une pension miteuse et délabrée, la résidence Dokudami. Issue de l’imagination fertile du mangaka Takashi Fukutani, le manga nous décrit le quotidien d'une vie faite de galères et de rencontres saugrenues.

Le héros, Yoshio Hori, ne vit que d’expédients et s’il travaille quand il arrive à se lever (ou s'il n'a pas trop la flemme), c’est en tant que manœuvre sur des chantiers. Autour de lui gravitent des personnages qui sont l’occasion de s’intéresser à plusieurs facettes de la société japonaise : la solitude, l’homosexualité, le sida, la pauvreté, l’alcool, la prostitution, des mineurs fugueurs etc... Takashi Fukutani va au delà de la simple description, même talentueuse: il se donne les moyens de faire vivre à son héros une réalité sous une perspective qui normalement nous échappe. Le mangaka s’affirme comme le porte-parole de ces laissés-pour-compte et comme un fin observateur des vies en marge de la société, puisant souvent dans son vécu pour construire ses histoires.

Un mal-être noyé dans l’alcool

Peu intéressé par les études, il s’est distingué très vite par la qualité de son dessin (même si ces premiers mangas étaient bien merdique sur cet aspect là. C'est juste qu'il aimait dessiner, que c'était quelque chose qui ne le faisait pas trop chier!). Mais à 16 ans dans un contexte familial difficile, sa jeunesse se délite. Trublion, obèse et drogué, il fait les 400 coups qui lui vaudront une arrestation et une liberté surveillée. Fainéant, alcoolique n’aimant que le dessin, il a du mal à se stabiliser changeant fréquemment de travail, parfois filant après avoir touché une avance.

A 25 ans il s’installe avec une strip teaseuse qu’il enverra faire le tapin à l’occasion. Un jour dans un magazine de manga, il relève une annonce d’un dessinateur qui recherchait un assistant. Il s’y rend mais s’enivre avant afin de surmonter sa timidité. Il n’est pas retenu car il manque de technique mais le dessinateur lui versera le salaire d’une journée. Takashi Fukutani est touché que l’on puisse le payer pour quelque chose qu’il aime faire. C’est une révélation, il décide de se mettre plus sérieusement au manga.

#VDM

Deux ans après, il se fait embaucher dans une revue de manga tout en continuant un travail sur les chantiers. Mais son univers noir ne séduit pas. A court de commande, il se lance dans quelque chose de plus trash, « un récit comique aux accents vulgaires ». Son univers est planté, la résidence Dokudami, bâtiment délabré accueillant les laissés-pour-compte de la société japonaise: ses exclus, ou des hommes et des femmes en rupture de ban. Nous sommes en 1980, il a 28 ans. Irrégulier dans son travail et manquant d’inspiration à la fin, il arrêtera la série 14 ans plus tard après avoir dessiné 663 épisodes. Ravagé par l’alcool et la maladie, il décédera d’un œdème pulmonaire le 9 septembre 2000 à l’âge de 48 ans. Il laisse une œuvre emblématique couronnée par un succès d’édition.

Un autre bon article sur l'auteur:

https://theharakiri.wordpress.com/2013/08/15/takashi-fukutani-le-genie-de-la-foule/

Voilà pour le bonhomme! Sacrée vie, non?

Qu'est-ce que ça vaut alors?

Et bien c'est excellent. Yoshio, le pseudo-héro, n'est qu'une sombre merde, une épave inspirée de la vie de l'auteur. Pas capable de bosser, incapable de la moindre rigueur pour quoi que ce soit (sauf glander ou chercher un plan cul), il se contente de survivre à son quotidien bien merdique, dans sa piaule cradingue et envahie par les sopalins-main-gauche (vous vous reconnaitrez!). Il rencontre toutes sortes de personnages, tous plus louche les uns que les autres (mon préféré est le fétichiste des petites culottes. Celui-ci apprendra à Yoshio les arcanes secrètes de la perversité du fétichiste collectionneur de slibards d'étudiante: faire chauffer les culottes au dessus d'une lampe de chevet pour en faire remonter les effluves, le tout avec le sopalin-main-gauche). Il collectionnera les boulots de merde, car les chantiers sont crevants. Il n'hésitera pas à travailler dans des salons de massage (où l'on vous masse le sgeg en fait, au travers d'un trou dans le mur), et ira même jusqu'à se prostituer pour gagner quelques sous... La grande vie quoi! Et Yoshio finit toujours par "perdre" à la fin, en pleurant son malheur dans sa propre flaque de gerbe, après s'être bourré la gueule avec l'alcool le moins cher existant... Franchement, c'est souvent très triste!


Les rêves de Yoshio... Il ne pense qu'à baiser! (Comme nous tous d'ailleurs!)

Au niveau dessin, j'ai lu dans le volume 1 (où se trouve la biographie de l'auteur) qu'on lui reprochait d'avoir piqué le dessin de Dr Slump... C'est pas vraiment choquant. J'aime bien son trait.

Au niveau des histoires publiées, il n'y a aucun lien chronologique. C'est sur que la série est parue sur 14 ans, donc il a fallu trier, surtout qu'apparemment certains épisodes étaient franchement merdiques/plagiés sur d'autres histoires. Vu le rythme de ces barjots de mangakas, on le comprend aisément. Vous pouvez donc commencer dans à peu prêt n'importe quel ordre.

Conclusion

C'est une très bonne série, clairement orientée pour les jeunes adultes mâles. Le volume deux est actuellement indisponible (je ne l'ai pas lu...). Un peu cher dans l'ensemble (24 euros le manga tout de même...), mais tellement atypique comme série!

Allez, je retourne me faire infuser un string.


lundi 9 novembre 2015

Martha Washington - La série






Fiche technique


Martha Washington, tome numéro:
1. Le Rêve américain Date de parution : 23/06/2010 
2. Temps de guerre Date de parution : 01/12/2010
3. La Paix retrouvée Date de parution : 11/05/2011Scénariste : MILLER Frank
Illustrateur : GIBBONS David
Coloriste : SMITH Robin
Série : MARTHA WASHINGTON
Éditeur: Delcourt
Collection : CONTREBANDE
Prix: environ 20€ le volume


Résumé éditeur du premier tome

Devenus depuis plus de dix ans le théâtre d'une guerre fratricide entre l'armée, les natifs américains et une milice de néonazis gays, les États-Unis n'ont plus d'unis que le nom. Dans ce monde à la dérive émerge Martha Washington, jeune femme qui va s'élever à la seule force de son courage et de sa détermination pour, au final, devenir le symbole qui empêchera le monde de s'autodétruire.

Je kiffe ces vieux dessins et ces couleurs bien criardes. Ca y est, je deviens un vieux con.


L'avis du VieuxGeek: cool

Franchement, je n'avais jamais entendu parler de cette série... Je ne pouvais prendre que trois livres à la bibli, alors que je voulais emprunter les 4 volumes des Aigles de Rome (série qui a l'air vraiment bien; au moins belle). En zonant dans les rayons où personnes ne va jamais (en plus, je suis presque à la campagne, imaginez la gueule des rayons!) je lis Miller et Gibbons sur la tranche. WTF? (c'est comme la WWF, c'est ça?). Bon, je m'échauffe, et tends le bras pour prendre les 3 TOMES D'UN COUP. Et ouais tas de fientes, je suis musclé comme The Rock. Un seul de mes pet suffit à vous envoyer dans le mur d'en face. 

La série sent bon les années cyberpunk, et l'anticipation rétro. Dans une de ses préfaces, Gibbons parle de la révolution d'utiliser l'ordinateur pour aider au dessin... Si ça ce n'est pas rétro...
L'histoire parle de Martha, une enfant issue des milieux les plus sordides, évitant la mort à chaque étape de sa vie, qui va finir par s'engager dans les forces militaires de la PAX (sorte de Nations Unis à l'américaine). Elle va connaitre la guerre dans tous les coins du monde et de l'espace, affronter la coalition des Néo Nazis-Gays (eux, je les kiffes graves!), les femmes qui veulent virer tout homme du pouvoir, une espèce de cyber-docteur maboule cloné, des intelligences artificiels tarées, et pas mal d'autres que j'oublie (bravo, le travail de documentation. BRAVO). 

Les fonds sont fait avec l’ordinateur. Moins chiant pour le dessinateur, mais le rendu est moins sympa...


Qu'est-ce que ça vaut? C'est sympa (surtout le tome 1), l'ambiance est bonne, c'est bien dessiné, c'est souvent drôle. Ce n'est pas le meilleur de Miller au scénario, même si, je le redis, ça reste une bonne série. Les personnages secondaires sont souvent plus attachant que Martha, car vraiment plus dépravés (genre l'ancien président dont il ne reste que le cerveau: on dirait Krang des tortues ninjas!).


On conclue et on va au lit (il est tard, je travaille demain)

Lisez-les si vous en avez l'occasion. Commencez par le (très bon) tome 1 (càd: n'achetez pas comme des cons les trois d'un coup) et voyez si vous êtes accros.

 

dimanche 30 août 2015

Lady Snowblood - Tome 1 & 2





Fiche technique*

Parution en 1972/73 chez Weekly Playboy
Paru le 23/11/2007 chez les éditions Kana
Titre : Lady Snow Blood
Catégories :Seinen
Mag. prépub. :Weekly Playboy
Prix éditeur : 12.5 EUR
Public :+ de 14 ans (NDVG: voir plus...)
Dessinateur : Kazuo KAMIMURA
Scénariste : Kazuo KOIKE


Résumé

Sayo, condamnée à la prison à vie pour avoir tué les assassins de son mari et de son fils, ne vit plus que pour une chose : la vengeance. Elle décide de mettre au monde un enfant en milieu carcéral afin qu'elle accomplisse sa vengeance. Elle décède malheureusement en couches en donnant le jour a une fille, Yuki, qui, suivant sa destinée, deviendra la redoutable Lady Snowblood, l'enfant du carnage, aux charmes aussi affutés que le sabre !

* (Source: manga sanctuary)

Qui sème le vent récolte la tempête!


L'avis du VieuxGeek: manga culte 

Comme le disait mon prof de philo à la fac, un objet de culte n'est ni beau, ni mauvais, ni bon, ni moche. Il est culte. Point barre. Et Lady Snowblood rentre dans cette catégorie très select. Pourquoi? Parce qu'en 72, j'y étais pas mais ça devait pas courir les rues un manga pareil. Et aussi qu'en 2015, on n'a pas fait bien mieux. C'est à cette époque qu'on a pu voir au ciné (chez Wild Side ou chez HK vidéo, une collection de DVD que j'adore) les Baby Cart ou encore les Hanzo the razor (le lien vous montre un passage croustillant dans lequel il est expliqué comment endurcir sa bite. J'ai essayé pendant des mois, et j'ai du faire de la chirurgie reconstructrice de la teub). Lady Snowblood a très certainement influencé(e?) la série La femme Scorpion avec la formidable Meiko Kaji (ça donne l'occaz de mater comme un pervers-pépère des meufs en taule. Sacrés Japs! Vous reconnaitrez dans l'extrait, si vous êtes mélomanes, un morceau figurant dans l'OST de Kill Bill).

Bref, Lady Snowblood  paraissait à l'époque dans Weekly Playboy, qui comme son nom le laisse penser, était un magazine spécialisé dans la moto trial indonésienne. Jean Pierre Dionnet nous dit, dans la préface du volume 1, que les auteurs devaient ajouter des scènes de cul (soft, on est en 72. Mais tout de même!) pour justifier la parution dans le Playboy. Le speech de base du manga est, je trouve, incroyable. Un récit de vengeance pure, où les gonzesses ont tout pouvoir sur les hommes. Surtout celui de se venger. Les histoires (parfois indépendantes, mais en suivant le fil conducteur de la Vengeance de Yuki, l'enfant du Carnage) sont excellentes, d'une incroyable originalité, mises en scènes magistralement (le découpage/dessin est ultra dynamique!) et d'une violence grisante (on se rappelle que l'on est en 72. On essaye d'imaginer...).

A poils en plein hiver? Même pas froid!


Pour conclure

Vous l'aurez compris, la série Lady Snowblood fait partie des Must-Have de tous collectionneurs et amateurs de manga dignes de ce nom. Adultes bien sûr... Je n'ai pas lu le tome 3 (ils ne l'avaient pas à la bibli...) mais d'après les critiques que j'ai pu lire ailleurs (Source: sans), le troisième tome est de qualité équivalente. Faite péter 3 x12,5€ chez le libraire.

A lire impérativement.



dimanche 9 août 2015

Y le dernier homme - La série (T1 à 5)


Argh, je me meurs!


Fiche technique

Auteur: Brian K. Vaughn,
Dessins: Pia Guerra, Goran Sudzuka, Jose Marzan...
Public : Ado-adulte - à partir de 12 ans
Genre : Aventure / Fantastique / Esotérisme
Collection : Vertigo Essentiels
Date de sortie : 26 octobre 2012 pour le tome 1 et 28 novembre 2014 pour le tome 5
Pagination : 256 pages
Prix : 22.5 EUR à 28 euros pour les deniers tomes (comme on a envie de terminer la série, les prix augmentent, normal...)

Résumé éditeur du tome 1

Une épidémie mystérieuse a décimé toute la population mâle de la Terre ! Toute sauf un jeune homme, appelé Yorick Brown, et son singe, Esperluette. Pourchassés par des groupements de femmes aux intérêts divers, Yorick et Esperluette partent sur les routes dévastées des États-Unis, sous la protection de la mystérieuse et mortelle Agent 355. (Y the last man #1-10)


L'avis du VieuxGeek: une très bonne série

Le synopsis de base est assez simple: tous ceux qui portent un chromosome Y crevent un beau matin. Comme ça, paf. Tous sauf Yorick Brown, unique héro de la série (forcément, c'est le seul à avoir survécu) et son fidèle sidekick Esperluette, un singe pas franchement savant.

Franchement, il ne faut rien que je vous raconte sur l'histoire. Elle vaut le coup d'être découverte entièrement car les rebondissements, les nouveaux persos, etc, valent le coup d'être découverts lors de la lecture. Abordons plutôt le sujet sous un autre angle: comment faire pour qu'un comics parlant des aventures du dernier Homme sur terre ne tourne pas à la partouze permanente? (Eh les filles!!! Il ne reste que moi!!!) Et bien c'est là que l'auteur fait fort. Il contourne habilement le problème. Yorick cherche à retrouver sa petite amie d'avant la soi-disante épidémie et décide de ne pas fourrer les innombrables femelles qu'il croise tout au long de son chemin. C'est d'ailleurs très bien amené et pas neuneu pour un sou, le personnage de Yorick étant très attachant et tout à fait crédible dans le rôle du gentil garçon fidèle, même face à l'apocalYpse.

Te suicide pas poupée, j'suis toujours là moi. Et si tu me trouves moche, sache que tu n'as pas le choix!!!


Ce fil conducteur va nous emmener de péripéties en péripéties, certaines étant (forcément) mieux réussies que d'autres (j'ai trouvé certains passages un peu chiants). L'ensemble reste cependant de bonne qualité et très cohérent. On tentera de comprendre tout au long de la série d'où vient ce fléau, qui est réellement la très virile 355 et comment finira toute cette histoire.

Sérieusement, vous imaginez, vous, un monde gouverné uniquement par des femmes? Impossible, ça serait trop le bordel. Si elles étaient les égales des hommes virils et puissament intelligents que nous sommes, ça se saurait (vous imaginez un monde sans jeux vidéos comme FIFA 2015? Sans motocross et course de Nascar? Pire: sans les Expandables???). Ce n'est pas pour rien qu'en français la présence d'un seul homme entouré de milliers de femmes justifie l'emploi du "IL". On a tout compris chez nous.

Je n'ai pas réussi à flouter son zgèg. Ne le régardez pas s.v.p.


Bref, vous l'aurez compris, elles n'ont plus besoin de nous et savent très bien s'organiser sans les "Y". Et c'est vraiment bien d'en découvrir une certaine vision au travers de ce comics. Le tout dessiné par des gonzesses particulièrement talentueuses s'il vous plait. Proportions, angles et points de vues, finesse du trait... Tout est bon. Petit bémol pour les couleurs qui ne sont pas franchement géniales (assez fades, je trouve).

Conclusion

A mettre entre les mains de toutes les femelles. Et des autres. Une très bonne série qui plaira à n'en pas douter à toutes les féministes enragées et aux amateurs de bonnes séries originales.

PS: Si les chromosomes Y disparaissent, n'oubliez pas s.v.p de poursuivre le développement du nouveau Mass Effect. Juste au cas ou je sois le seul à survivre.

jeudi 2 juillet 2015

Hobo with a Shotgun: Sans abri, sans merci!



Ayez pitié d'un vieux clodo-réplicant!


Fiche technique

Réalisateur: Jason Eisener
Titre VO: Hobo with a shotgun
Titre Québec: Sans abri, sans merci
Scénario: John Davies, Jason Eisener
Acteurs: Rutger Hauer, Brian Downey, Gregory Smith...
Date de sortie: 2011 (Direct to DVD)
Durée: 86 minutes

Résumé du film

Un clochard fait régner la justice dans une ville grâce à son fusil à pompe.

Source: allociné

L'avis du VieuxGeek: méga fan

 Non, mais franchement, vous avez lu le speech? Et vous allez me dire que vous trouvez ça nul? Vous méritez de finir au fond d'une poubelle à bouffer des rats crevés et de cloper des vieux culs de cigarettes fumés par des alcoolos aux chicots pourris et à l'haleine qui ressemble plus à un pet qu'une respiration!

Mon futur déguisement pour le carnaval. Quand on me demandera: "c'est quoi ton costume?", je répondrai "le type en fer dans le magicien d'Oz".

Le film est la version longue de la fausse bande-annonce gagnante du concours South by Southwest Grindhouse, initié par Robert Rodriguez et Quentin Tarantino en 2006 , nous dit wikipédia. C'est vraiment cool que ces deux zozos aient mis du blé dans un tel projet, surtout quand on voit à quel point le thème est peu bankable.

Nous suivons donc les péripéties d'un clodo bien pourri, qui décide de sauver la ville des pourris qui la dirigent après avoir sauver une pute, s'être fait torturer, acheté une tondeuse à gazon et avoir bouffé du verre lors d'un snuff movie pour quelques dollars. Ca vous parle?  Je n'en dit pas plus pour ceux (parmi vous, ô mes 4 fidèles lecteurs qui le font uniquement pour me faire plaisir) qui n'auraient pas vu le film.

Les méchants de ce film sont une immense réussite: The Plague, les frères Drake. Tous des cramés au plus haut degré, parfaitement en harmonie dans la folie de ce film qui sent bon le jus de poubelle. La scène de fin est ... Putain, j'me la remets de suite.

Concernant le jeu vidéo, c'est un beat them all à l'ancienne, à la mode 8bits. On défonce des punks à chien sans chiens à coup de crosse lorsqu'on n'a plus de balles dans le chargeur. Très fidèle à l'esprit du film. Les flèches directionnelles pour diriger le clodo et deux boutons. On fonce pour la défonce!

Vous pouvez y jouer ici: http://arcade.gamesalad.com/g/27652

Conclusion
J'vais m'acheter un fusil à pompe et un caddy, je reviens.

samedi 2 mai 2015

Abe Sapien - La série


"La noyade" pour un homme poisson...


Fiche Technique de la série

Titre de la série: Abe sapien
Date de parution: 25/08/2010 pour le T1 et 01/04/2015 pour le T4
Scénario: Mike Mignola, Scott Allie, John Arcudi
Dessins: FIUMARA Sebastiàn, FIUMARA Max, SNEJBJERG Peter, REYNOLDS Patric, HARREN James, ALEXANDER Jason...
Collection: Contrebande
Prix moyen: 15,5 €


Résumé de la série (non officiel, je l'ai tapé avec mes petits doigts)

Abe Sapien est un agent du B.P.R.D et à ce titre enquête sur des affaires paranormales et fréquemment très dangereuses. Il sera amené au fil de ses aventures à récupérer la dépouille d'un sorcier ainsi qu'une dague antique; à récupérer (décidément!) une relique gardée par un sous-marinier zombie, casser la gueule à des nécromanciens/démonistes fous, etc. Il s'émancipera par la suite du Bureau afin de connaître sa place dans le monde (Destin, quand tu nous tiens!) et sera amené à traverser une Amérique dévastée par des évènements semblant annoncer la fin du monde des hommes (Cf. B.P.R.D L'enfer sur Terre)...

Extrait du premier album.


L'avis du VieuxGeek: une bonne série pour les accros d'Hellboy

Avant toute chose, si vous n'avez jamais lu Hellboy ou BPRD, ou au pire vu les films (surtout le 2!), passez votre chemin car cela risque d'être un peu pénible à suivre. Pas autant que chez ses enfoirés de Marvel qui font tout pour que l'on achète les 23 mini séries permettant de suivre la pseudo histoire principale; mais ça aide énormément surtout à partir du volume 3 qui se raccroche à la nouvelle saison de BPRD L'enfer sur Terre.  Si au contraire vous êtes un tantinet familier avec le monde de Mignola, pas de problème.

Les deux premiers volumes traitent d'histoires indépendantes, souvent courtes, et de bonne factures. J'ai l'impression que c'est un peu la stratégie commerciale chez les éditeurs de Mignola: on sort un ou deux volumes de recueils, sans trop de lien avec la chronologie actuelle de la série, et si ça marche on balance du plus lourd. En avant Guingamp!

Le physique d'Abe évolue à partir de la deuxième saison de BPRD.


J'adore Abe. Le personnage est vraiment fouillé, son passé d'occultiste, son présent de semi-homme poisson... Les histoires auxquelles il participe tout au long de la série son, comme dit plus haut, scénaristiquement parlant, correctes. On est dans du Hellboy, y a pas à chier. Rien de franchement transcendant, on reste dans le thème occulte + survie et tout va bien.  Pas de grandes révélations sur le Monde et la Fin des Temps annoncées (hormis sur Abe et c'est déjà pas mal!) .

Les dessinateurs de la série font globalement du bon boulot, comme vous pouvez le voir sur les planches que j'ai copier/coller du site de l'éditeur. J'avoue avoir une nette préférence pour le dessinateur du tome 1 qui a un trait franchement adapté aux histoires horrifiques.

Un nécromancien voulant réveiller Satan. Un scénario particulièrement original! Non?..


Où va t'on avec cette série? Et bien ce sont de simples paraphrases venant agrémenter l'histoire principale (BPRD si vous suivez pas. D'ailleurs, au début c'était Hellboy l'histoire principale, pis maintenant c'est BPRD. Conclusion: faite comme moi, achetez/volez-les tous. Mais ça coute un sacré paquet! Et voler, c'est comme croiser les effluves. C'est MAL).


En conclusion 

La série s'adresse uniquement aux inconditionnels de l'univers de Mignola. La série Abe Sapien apporte de petites infos sur le monde, sur le personnage. Une bonne série pour ceux qui connaissent et lisent Hellboy.

Anung Munht Rämat!

jeudi 9 avril 2015

Blame!





Fiche technique de la série

Auteur: Tsutomu Nihei
Éditeur: Glénat
Format : 115 mm x 180 mm
Façonnage : Souple
256 pages
Nombre de tomes associés : 10
Éditeur Japonais : Kodansha

Prix: 6.90


Résumé éditeur

Peut-être sur Terre... Peut-être dans le futur... Killy est un cyborg taciturne qui erre dans une gigantesque cité labyrinthique, s'étendant sur des milliers de niveaux. Armé d'un revolver amplificateur de radiations et accompagné de Shibo, un scientifique, il part en quête du "net-gene", un programme qui aurait échappé à la contamination globale d'un virus informatique, et qui serait capable de gérer le monde.

Blame se déroule dans un univers high-tech et organique, où la chair fusionne avec le métal, à la croisée de Gunnm et d'Akira. La narration, très visuelle, mise essentiellement sur l'action et la création d'une ambiance moite et crépusculaire. Le contraste entre le décor minutieux et soigné et le côté"ébauche " des personnages, renforce l'atmosphère étrange et particulière qui émane de cette œuvre. Un "donjons et dragons " moderne en plein univers cyber.




L'avis du VieuxGeek: cultissime. Rien que ça.

Une fois la lecture de la séries terminée, on se rend compte que: 
  1. On n'a rien compris à l'histoire. 
  2. Le monde de Blame! avec ses bâtiments qui n'ont ni début ni fin foutent la trouille. Plus de verdure, la planète (si s'en est une...) est entièrement recouverte de béton. Perso je vois au travers de ça un message écolo (trop construire c'est mal, comme croiser les effluves). Chaque personnage rencontré fait franchement peur.
  3. Le dessin s'affine avec les volumes. Ça commence pas mal, ça finit en apothéose. On voit que Nihei a cherché son trait, et surtout a fini par le trouver.

Blame! est pour moi l'aboutissement ultime du courant cyberpunk. Du post-cyberpunk, si vous préférez. A la base, le cyberpunk est la dégénérescence de notre actuel monde bouffé par les nouvelles technologie, la corruption et la guerre. Et là, le monde de Blame! est une sorte de sur-dégénérescence de la vision cyberpunk du monde. Vous me suivez?
Tsutomu Nihei a un univers si exceptionnellement personnel, si particulier, qu'il ne laissera jamais une impression de déjà-vu. Et le talent de Nihei pour dessiner la "mégastructure" (une ville gargantuesque)... Peu d'autres doivent être capable d'en faire autant. Les dialogues, quasi inexistants, nous force à lire son dessin, à nous faire notre propre interprétation (d'où le "on a rien compris" lorsqu'on fini la série. Mais ce n'est pas un point négatif). Là aussi, Nihei s'en sort avec brio alors que l'exercice du "pas de dialogues" paraissait difficile.

L'ambiance, ainsi que les protagonistes, sont lourds et pesant. Pas de place pour l'humour. Le mot d'ordre: désespoir ultime (ne pas lire cette série pour se remonter le moral!). Le trait violent du mangaka est juste parfait pour l'histoire développée.

N.B: rien à voir avec précédemment. Glénat a changé le style des couvertures en plein milieu de la série... C'est mieux, c'est sûr, mais vous auriez pu réfléchir avant les gars!  

Clefs de compréhension (Attention, ça spoile grave!)

Franchement, cela ne sera pas de trop lorsque vous aurez envie de comprendre un peu plus ce qu'il se passe dans la série. Ce n'est pas de moi, je l'ai récupéré sur manga-news.com. Je n'aurai pas fait mieux, alors...

"L'histoire raconte les aventures de Killy, un cyborg. L'action se situe dans une sorte de cité-labyrinthe où une multitude de niveaux coexistent. Killy, qui sera plus tard accompagné d'une scientifique du nom de Shibo, est chargé de retrouver un terminal génétique qui n'a pas souffert du virus informatique, responsable du chaos ambiant...

Killy est dirigé par ce qu'on appelle "le bureau gouvernemental" dont le siège est situé dans la résosphère, qui est un lieu virtuel peuplé d'humains (virtuels également) qui n'ont pas été contaminés par le virus. Lorsque des humains de la résosphère viennent dans les niveaux labyrinthiques (qui constituent la réalité basique dans le manga), ils doivent se déplacer dans des enveloppes de silicium (c'est le cas de Killy).

Les habitants du gigantesque labyrinthe, qui ne viennent pas de la résosphère, sont considérés par cette dernière comme infectés par le virus et donc traités comme des ennemis: C'est le cas des silicates, les plus farouches ennemis du bureau gouvernemental.

Les garants de la réalité basique sont les sauvegardes, elles sont les agents du bureau gouvernemental et détruisent donc tout ce qui est étranger à la résosphère, qu'il soit humain ou pas.

Quel est le but du bureau gouvernemental?
Leur but est donc de récupérer de véritables gènes humains, non contaminés par le virus, afin de repeupler une zone qui n'est pas infectée par le virus, ce qui permettra donc de rétablir une population humaine réelle (et non plus virtuelle) dans la réalité basique."

Source: http://www.manga-news.com/index.php/serie/critique/Blame

Pour plus de détails : http://fr.wikipedia.org/wiki/BLAME!



L'auteur et ses séries

Tsutomu Nihei (弐瓶 勉, Nihei Tsutomu?) est un mangaka né le 1er janvier 1971 dans la préfecture de Fukushima au Japon. Il est parti faire des études d'architecture aux États-Unis. Après l'échec de celles-ci, il retourne au Japon pour se consacrer au métier de mangaka (merci wikipédia!).

L'univers qu'il a créé se retrouve dans toutes ses œuvres. Y compris dans knights of Sidonia où de nombreuses références à Blame! sont visibles (TOA industries par exemple). Les dimensions (comprendre "taille") sont toujours sont toujours gigantesques, le cyberpunk ultra futuriste et hyper craignos est omniprésent. Son trait est reconnaissable entre mille (sauf sur knight of sidonia où l'on sent qu'il avait la flemme de faire autant de détails. Où peut être est-ce fait pour rendre sa série plus mainstream? 

En lisant sa mini-bio, on se dit qu'il a bien fait de foirer ses études d'archi: il est bien meilleur pour faire des mangas!

Ses autres séries parues chez nous: 

- Noise: un one shot dans l'univers de Blame. Sorte de préquelle.
- Blame! Gakuen: dans ce one-shot, Nihei s'autorise à faire de l'humour. Pour la collection.
- Bioméga: 6 volumes. Très bonne série, qui se barre totalement en couille pour la conclusion. 6 volumes, à avoir si vous aimez Blame!
- Abara: 2 volumes, le dessin de Nihei est complètement brillant. On ne comprends, comme d'hab', que dalle à l'histoire tant que l'on ne l'a pas relu 13 fois.
- Knights of Sidonia: 14 volumes prévus. La série mainstream de l'auteur. Le dessin est moins abouti que dans les précédentes séries, mais l'histoire est... COMPRÉHENSIBLE!



Plus loin... 

La série a été adaptée en ONA (ce qui veut dire Original Net Animation, du direct to streaming en gros).
Vous pouvez les voir à partir de ce lien:
http://www.dailymotion.com/video/x2g2vz_blame-ona-01_music



Conclusion
Une série à lire absolument pour tout amateur d'anticipation bien hardcore. La messe est dite.

In nómine Patris, et Fílii, et Spíritus Sancti. Amen

samedi 7 mars 2015

Feng Shui

La couverture la plus moche jamais créée.


Fiche technique


Titre : Feng Shui 
Version : deuxième édition 
Type d'ouvrage : Livre de base 
Editeur : Oriflam 
Langue : français 
Date de publication : décembre 1999 
Disponibilité : Paru
Auteur(s) : Robin D. Laws



L'avis du VieuxGeek: le meilleur jeux de rôle de la création.

Alors non, je ne m'emballe pas: Feng Shui est bel et bien le meilleur JDR jamais créé. Pourquoi? me direz-vous, MAIS POURQUOI? Patience, je vous fais un argumentaire pas trop chiant:

POURQUOI FENG SHUI EST-IL LE MEILLEUR JEUX DU MONDE?

1) Parce que les règles, elles sont faciles à comprendre. Créer un personnage prends maximum 15 minutes.

2) Parce que l'univers, ou plutôt le multivers (plein d'époques imbriquées les unes avec les autres) permet de faire tout et surtout n'importe quoi: des Nazis, des sorciers chinetoques comme dans Jack Burton, des cyborgs de combats, des gorilles modifiés, jouer l'équipe des goonies...

C'est comme ça qu'on monte dans les trains à Feng Shui! Seuls les tapettes passent par la porte.


3) Les règles sont tellement simplistes, que le MJ a toute latitude pour les plier dans tous les sens. C'est tellement remplis de coquilles qu'on fait tout à l'instinct. En quoi est-ce bien? On s'approprie le jeux comme aucun autres.

4) Les scènes résultant de tout ça sont spectaculaires, dignes de toutes les intros des films d'actions, de tous les meilleurs finish possibles. Baston à bout de bras accroché sous un hélico, Poursuite dans un immeuble en feu qui s'écroule, infiltration dans des navires de pirates pour casser la gueule du boss...

5) Ce qui pour moi est la révolution dans les JDR: la notion de sbires et de persos uniques.
- Les sbires ont des caracs de merdes, et pas de points de vie. En gros ont les touches et ils valdinguent dans la première baie vitrée à portée de coup de pied retourné dans la tête. On les attaque par poignée de 5. Comme dans les films où les héros se tabassent 30 connards et sans sortent en transpirant à peine.
- Les boss sont coriaces, et les pouvoirs proposés sont biens. Avec un minimum d'XP du MJ, on les invente à chaque fois.

Une scène typique. (LE MJ): 15 types en cagoules avec des haches sont devant vous. Ils ont l'air de vouloir vous buter. (UN PJ): Je saute dans le tas les deux pieds devant en m'accrochant au porte bagage.



6) Je m'arrête là mais j'en pense pas moins.

Bon, le point négatif est sans équivoque: le visuel du livre est une hérésie. Une merde quoi. Franchement, j'ai longtemps hésité à m'y mettre à cause de la sale gueule lu livre de base. Les coquilles (traduction, règles) sont monnaies courantes. Mais on force et ça passe.


La description du jeux (merci legrog.org!)

Vous aimez John Woo, Tsui Hark, ou Matrix ? Réjouissez-vous ! Feng Shui, le jeu où l'on peut s'accrocher au toit d'une voiture d'une main tout en mitraillant des hordes de ninjas de l'autre, existe. Vous en aviez assez des temps morts dans les parties, de la gestion de munitions et d'équipements, du parti-pris de réalisme qui vous empêchait de tenter les actions les plus folles ? Avec Feng Shui, il n'y a plus que deux soucis : le rythme et le ressort dramatique des parties. Ainsi, les personnages ne sont jamais à court de munitions, sauf quand le scénario l'exige, parce que cela nuit au déroulement de l'histoire.
Dans ce jeu, il s'agit de simuler, non pas la réalité, mais l'ambiance des films d'action, et en particulier ceux de Hong Kong. Feng Shui n'est un jeu ni parodique, ni humoristique. Il réutilise la trame et les clichés des films d'action, dans un but simple : retrouver le même plaisir à jouer qu'à regarder des films de Jackie Chan ou de Bruce Lee.
Le décor du jeu de rôle découle d'une idée unique : caser ensemble tous les personnages du cinéma de Honk Kong. Le background fait donc se télescoper allégrement moines shaolin, sorciers, tueurs, ninjas, cyborgs, vampires, et même vampires-cyborgs-ninjas. Le mélange pourrait paraître indigeste, mais la Guerre Secrète rend tout cela possible et même jouable : un petit nombre de sociétés secrètes se disputent le contrôle de lieux possédant un flux puissant de chi (le fameux feng shui), situés principalement en Asie. L'enjeu du contrôle de ces lieux est non seulement la maîtrise du monde, mais aussi celle du temps. En effet, des ouvertures existent qui permettent d'aller et venir par des "fenêtres" ouvertes sur quatre époques différentes : 69 ap. J.C., 1850, 1996 et 2056. Cette lutte occulte à travers le temps est la justification du chassé-croisé des aventuriers de tous les genres.
La base du système de jeu consiste à additionner une caractéristique, une compétence et la valeur de deux dés à six faces, un positif et un négatif. La marge de réussite ou d'échec permet ensuite de qualifier le résultat de l'action. La résolution des combats repose sur les "schticks" des personnages ("trucs" en argot américain, regroupant les sorts, les techniques de kung-fu, les pouvoirs surnaturels, etc.) et les "stunts", les cascades originales décrites par le joueur et qui enjolivent le combat. Les ennemis sont de deux types : les personnages avec un nom, qui sont souvent des ennemis récurrents, et les personnages secondaires qui ont eux tendance à tomber comme des quilles lors des combats.
Inspiré du jeu de cartes à collectionner Shadowfist, le jeu a connu deux éditions en anglais. Il n'existe aucune différence de background ou de règles entre la première et la seconde édition. Le jeu a juste changé d'éditeur, le premier ayant fermé ses portes. Tous les suppléments de la première édition sont donc utilisables pour la seconde.
Par ailleurs, un scénario d'introduction utilisable tant avec Feng Shui que DD3 existe, Burning Shaolin, publié dans la gamme "Coriolis" d'Atlas Games en VO, et traduit par Oriflam.


Conclusion

Ca fait maintenant plus de 10 ans que je joue plus ou moins régulièrement à ce putain de jeu. Et vous savez quoi? J'y joue cette aprem. Jamais lassé. Franchement, vous connaissez beaucoup de jeux comme ça vous?  

mercredi 13 août 2014

Brightest day, tome 1, 2 et 3



Fiche technique commune

Scénario: Johns Geoff, Tomasi Peter – Dessin: Collectif
Public: Ado-adulte – à partir de 12 ans
Genre: Aventure, Super-héros
Collection: DC Classiques
Date de sortie: 7 juin 2013 (vol.1), 23 août 2013 (vol.2), 25 octobre 2013 (vol.3)
Pagination: 240 pages à 288 pages.
Prix: 22.50 €


Résumé éditeur du tome 1 (valable pour toute la série)

Douze héros et vilains ont mystérieusement ressuscités, réveillés par une Entité qui les charge d’une quête dans laquelle chacun joue un rôle particulier. Quel est le but ? Alors qu’ils redécouvrent leurs proches et le monde qui les entoure, tous se demandent : ont-ils une deuxième chance où ne sont-ils que des morts en sursis ? (contient les épisodes 0 à 7 )



L'avis du VieuxGeek: une bonne série pour les amateurs hardcore de DC.

Brightest day est donc la suite directe de Blackest night (critiqué quelque part sur ce blog). Si vous n'avez pas lu cette série, pas la peine de continuer. Je vous conseillerai même de lire Crise d'identité dans la série Justice League of America  pour être sur de bien tout piger.

Brightest day est donc un crossover entre tout les héros/vilains DC, proposant de modifier l'univers dans lequel évolue tous ces personnages. Cette série propose de remettre à flot certains personnages disparus des radrs depuis quelques temps (Captain Boomerang. J'aurai voulu en inventer un plus nul, j'aurai pas pu).

On suit l'histoire du volume 1 au travers de Deadman.


Les dessinateurs officiant sur la série sont vraiment très bons. On en prend plein les yeux, de belles couleurs. On reste dans l'esprit comics, y a pas à dire.

L'histoire est sympatoche. Elle propose une menace mondiale à enrayer. Pour cela, les héros/vilains ressuscités seront guidé par une mystérieuse force... Je n'en dits pas plus.

Voici les persos principaux: 




En conclusion 

Pour fan only. L'histoire n'est pas assez exceptionnelle pour justifier d'acheter Blackest Night + Brightest Day. Mais les dessins, eux, si! Une bonne série tout de même qui permet de redécouvrir certains personnages.

dimanche 10 août 2014

B.P.R.D saison 1





Fiche Technique

Scénario: Mike Mignola & John Arcudi
Dessin: Guy Davis (Mignola et d'autres sur les 2 premiers tomes)
Genre: fantastique
Tomes: 11 parus pour la première saison. La deuxième est en cours
Public: ado/adulte
Editeur: Delcourt
Collection: Contrebande

Résumé éditeur de la série

Après la démission d'Hellboy, les enquêtes du B.P.R.D. continuent. Au programme : zombies, monstres, scientifiques nazis et révélations dramatiques sur Abe Sapien... Des enquêtes avec les excollègues d'Hellboy, dessinées par une excellente sélection de dessinateurs américains, dont Guy Davis. Une parfaite exploration de l'univers de Mike Mignola.

BPRD? 

Le Bureau de Recherche et de Défense sur le Paranormal ou BPRD a été créée en 1944 par le gouvernement américain (sous l'impulsion du professeur Trevor Bruttenholm) en réaction aux recherches et expériences menées par les nazis et les soviétiques au cours du second conflit mondial. Sa fonction principale est d'intervenir partout dans le monde où est constaté un phénomène anormal, particulier, surnaturel, afin de l'étudier, de le circonscrire, voire de l'éradiquer. C'est Hellboy qui apportera, à l'origine, ses lettres de noblesse à cette organisation, mais très vite il laissera la place à ses assistants, qui ne lèveront jamais le pied pour venir à bout des multiples manifestations surnaturelles aux quatre coins du monde (merci wikipédia!).

Avis Global sur la série

Ma série longue de comics préférées. La série BPRD est plus prenante que celle de Hellboy (globalement bien sur, il y a de purs chefs d’œuvres dans Hellboy) pour au moins trois raisons:

- le dessinateur reste le même sur toute la série, cela donne une vraie impression de continuité.
- L'histoire est cohérente, les personnages sont géniaux.
- la qualité des albums est à peu près constante.

J'ai débuté la série par le volume 3, car le 1 & 2 étaient en rupture de stock. Coup de bol, la véritable histoire commence au volume 3.
On suit donc les péripéties des agents du BPRD au travers des différentes missions sur lesquelles ils sont assignés. Les révélations se font fréquentes, le scénario solide.  Et surtout, les auteurs voient grands. Pas de demi mesure. On tape dans l'énorme, l'hyper mortel, le divin; les premières civilisations.

Bref vous l'aurez compris, c'est une série que je vous recommande fortement. 



Les couv' en angliche.


Présentation des Albums

N.B: ne lisez pas les résumés si vous souhaitez garder la surprise lors de votre lecture. En effet, ils spoilent à tout va. Vous voilà prévenus.

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BPRD 1: Au creux de la Terre et autres histoires

Résumé: Après la démission d'Hellboy, les enquêtes du BPRD continuent. Abe Sapien part au secours de Liz Sherman dans un monastère au-delà du cercle polaire, et va devoir s'enfoncer très loin sous terre et pour faire une terrifiante découverte. Plus tard, c'est dans les mers du Sud infestées de requin qu'il devra affronter un esprit surpuissant...

L'avis du VieuxGeek: sympa.

Surtout la première histoire. Je kiffe Johann Kraus. Un défilé de dessinateurs. On a l’impression qu’ils s’essaient tous au sujet pour voir qui va s’y coller ensuite.


 BPRD 2: L'esprit de Venise et autres histoires

Résumé: Cinq enquêtes du B.P.R.D. avec les ex-collègues d'Hellboy, dessinées par une excellente sélection de dessinateurs américains. Une parfaite exploration de l'univers de Mignola.
Appelés à Venise, les agents du B.P.R.D. exhument l'histoire d'un aristocrate démoniaque allié à un vampire? À Shiloh, Massachusetts, une mare vieille de trois siècles est asséchée ; au fond, une macabre découverte : trois corps de femmes parfaitement conservés ! Un train fantôme sème la zizanie, deux indices : 1939 et le projet Manhattan?

L'avis du VieuxGeek: Sympa...

...Mais sans plus. Plein de petites histoires qui ne brillent pas par leurs scénarios. Du Hellboy moyen, quoi…




BPRD 3 : Le fléau des grenouilles

Résumé: Le nouveau leader du B.P.R.D., un ex-cadavre lui-même, prend ses fonctions et installe son équipe dans de nouveaux locaux. Mais ils tombent sur les restes d'un ancien projet gouvernemental. Au programme : zombies, monstres, scientifiques nazis et révélations dramatiques sur Abe Sapiens? Une histoire complète par l'équipe ? dorénavant ? en charge de la série aux USA.


L'avis du VieuxGeek: Sympa.

Guy Davis arrive au dessin et c'est tant mieux.  Une histoire chtonienne à mort, des sectes, des grenouilles.  L’histoire n’est pas spécialement épique, mais annonce une série de bonne qualité. Remarquez que vous pouvez commencer la série à partir du volume 3 sans rien louper.




BPRD 4 : Les morts

Résumé: Sur les côtes de Rhode Island, dans une bâtisse en ruine, Abe Sapien retrouve sa femme, morte noyée au XIXe siècle. Au même moment, le B.P.R.D., encore marqué par le fléau des grenouilles, emménage dans de nouveaux locaux : une ancienne base de recherche gouvernementale dans laquelle aurait été enterré vivant un scientifique nazi, il y a 50 ans?

L'avis du VieuxGeek: Excellent!

Première apparition de Benjamin DAIMIO, pour prendre le commandement de l’équipe composée de KRAUS, Roger et Sherman (chef d’équipe sur le terrain). On en apprend un peu plus sur Abe, son passé, sa femme. Gunter EISS, le méchant du livre, est un vieux savant fou nazi ouvrant des portes vers des dimensions de cauchemar.

Très bon livre, qui fait bien avancer les choses. Déplacement des bureaux du BPRD en haute montagne.



BPRD 5: La flamme noire

Résumé: Alors que le cœur des États-Unis subit une invasion de grenouilles démoniaques, Abe Sapien et Liz Sherman, hantés par leurs propres démons, ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. En l’absence du leader naturel du B.P.R.D. – Hellboy –, certains caractères se révèlent… Dans l’ombre, la Flamme Noire et une nouvelle génération de fanatiques nazis préparent le réveil d’Anciens Dieux.

L'avis du VieuxGeek: Excellent.

La machine BPRD est lancée à toute vapeur. Je veux dire, le speech parle pour lui: du nazi, du super-vilain, des anciens dieux. Que voulez-vous de plus? Moi: rien!



BPRD 6: La machine universelle

Résumé: Après le cataclysme causé par Katha-Hem, demi-dieu invoqué par la Flamme noire, Kate Corrigan entreprend un voyage en France, à la recherche d’un ancien texte qui pourrait ressusciter Roger l’Homoncule, tué durant les événements. Au Q.G. du B.P.R.D., cette disparition renforce le lien qui unit désormais Abe, Liz, Johann et le capitaine Daymio. Tour à tour, ils livrent leur histoire et le secret de leurs origines.

L'avis du VieuxGeek: un bon album dans l'ensemble. Pas le meilleur de la série, certes, mais bien tout de même. 



BPRD 7: le jardin des souvenirs

Résumé: Toujours hanté par son passé, Abe Sapien suit la trace de ses origines humaines jusque sur les îles indonésiennes et localise les membres d'une étrange confrérie à laquelle il aurait appartenu, au temps de la guerre civile américaine. Au même moment, au sein de la base secrète du B.P.R.D., les visions d'Apocalypse de Liz se précisent, et Johann Kraus fait une découverte inquiétante sur l'un des membres du Bureau...

L'avis du VieuxGeek: encore un album excellent. La mayonnaise monte. On en apprend beaucoup sur Abe lors dans ce volume.


BPRD 8: Champs de bataille

Résumé: Une entité malfaisante hante les couloirs du B.P.R.D. Le Bureau aura besoin de la parfaite coopération de toutes ses recrues – de Johann doté de son nouveau corps et Panya, momie pleine de ressources – pour défaire ces forces infernales. Le Mal a patiemment attendu son heure au sein même des membres du B.P.R.D. Il est temps pour lui de se manifester et de mettre nos agents du surnaturel à l'épreuve !

L'avis du VieuxGeek: Très bon album, nous permettant de découvrir l'histoire de Daimio.



BPRD 9: L'avertissement

Résumé: Alors que le B.P.R.D. se remet de la disparition du capitaine Daimio, un mystérieux message recommande à Abe, Johann et Kate de se mettre au plus vite à la recherche de celui qui hante les visions de Liz : un certain Martin Gilfryd alias Memnan Saa. Au même moment, en Allemagne, des créatures venues des profondeurs préparent le retour de leurs sinistres dieux sur Terre.

L'avis du VieuxGeek: première partie de la trilogie en trois volumes (je précise car H2G2 est une trilogie en cinq volumes) amenant la fin de la première saison de BPRD. Une très bonne conclusion, bien longue, très bien développée. Cet avis vaut pour les 2 tomes suivant.



BPRD 10: la déesse noire

Résumé: Liz a disparu, et leurs ennemis les plus puissants se sont unis pour une attaque explosive. De nombreuses questions s'imposent aux membres du B.P.R.D. : quel est le lien entre Memnan Saa et Martin Gylfrid ? D'où vient le pouvoir de Liz ? Abe, Kate et Johann doivent-ils remettre en cause leur loyauté pour sauver leur âme ? Quoi qu'il en soit, l'équilibre des forces semble fortement remis en cause...

L'avis du VieuxGeek: voir avis précédant.


BPRD 11: Le roi de la peur

Résumé: Alors que le Docteur Kate Corrigan tente de redonner vie à l'agent Johann Strauss, Abe Sapien et Liz Sherman partent à la recherche de celui que l'on surnomme le “Roi de la Peur”. Cette mission s'avère cruciale, comportant son lot de révélations. Les conséquences seront déterminantes quant au devenir même du BPRD. En effet, le doute commence à gagner certains membres de la célèbre équipe.

L'avis du VieuxGeek: voir l'avis précédent-précédent. Fin de la saison 1.



Les personnages du BPRD

Wikipédia est mon pote, car il m'évite de me taper tout ce boulot. Je me suis permis cependant de rajouter deux ou trois trucs.
De gauche à droite, mais en oubliant le professeur foldingue.
Le professeur Trevor Bruttenholm,(dans le cadre photo) fondateur du BPRD. Père adoptif de Hellboy.

Hellboy, qui a démissionné. On ne le voit quasiment jamais dans la série. 

Roger l'homoncule, créature la plus étrange de l'équipe. L'homoncule a été créé il y a plus de 500 ans, à partir de racines, de terre et de sang. Il possède la faculté de capter les sources énergétiques. Roger est le plus "humain" de l'équipe.
Benjamin Daimio, nouveau venu, fait son entrée au service du B.P.R.D. dans l'album Les morts. C'est un ancien capitaine de marine, ex-béret vert. Mort, défiguré, il revient miraculeusement à la vie en sortant du sac à cadavre de la morgue, où il allait être autopsié. Son pouvoir : bonne maîtrise des armes et un accès illimité aux dossiers secrets du pentagone.
Abe Sapien, créature aquatique découverte dans une sorte de caisson en verre dans les fondations de l'Hôpital Saint Trinian de Washington. Son nom vient d'un message laissé sur le tube de verre, sur lequel était inscrit Ichtyo Sapien - 14 avril 1865, date correspondant au jour de la mort d'Abraham Lincoln. Dans l'album Les morts, Abe apprend qu'à l'époque Victorienne il se nommait Langdon Everett Caul, aventurier et explorateur de l'occulte. C'est dans ce même album, qu'il rencontrera sa femme, mi-morte mi-fantôme, qui voudra garder près d'elle son compagnon retrouvé.

Panya, une momie sans âge récupérée à la confrérie héliopique de Râ.
Johann Kraus, est un médium allemand dont l'esprit a quitté le corps physique lors d'une séance de spiritisme qui a dérapé. Les scientifiques du B.P.R.D ont réussi à lui créer une combinaison spéciale afin que son esprit puisse enfin habiter un corps et que Johan Kraus apporte au groupe d'enquêteur ses lumières.
Kate Korrigan, l'agent érudit de l'équipe : spécialiste en légendes, démonologie, occulte… 

Tom Manning, le nouveau directeur.

Liz Sherman, personnage féminin de l'équipe qui tire ses pouvoirs de la maîtrise du feu. Très jeune, Liz a mis le feu à sa maison et a tué ses parents. Mais ces faits relèvent très certainement d'un accident. Depuis elle maîtrise ce don et demeure un personnage central de la série.

Johnson le Homard (n'est pas sur la photo), personnage énigmatique n'apparaissant qu'au cours des premiers épisodes de la série. Il est une sorte de justicier masqué, portant pour emblème une pince de homard dessinée sur le torse. En effet, il marquait ses adversaires en leur incrustant sa marque sur leur front.


BPRD par rapport à Hellboy?

Dans BPRD...:

- Il n'y a pas d'histoires courtes (hormis volumes 1 & 2)
- Mignola ne dessine pas. Guy Davis fait toute la série.
- On ne voit pas Hellboy.
- On suit une équipe.
- La série est moins branchées enfer/nazi , mais un peu quand même.
- Une longue histoire sur 9 volumes.

 
Les séries dérivées de Hellboy

En fouinant sur le blog, vous pourrez trouver des critiques sur les séries relatives à cet univers. A savoir:
- Johnson le homard
- Abe Sapien
- Lord Baltimore
- Witchfinder
C'est déjà pas mal! Perso, la meilleure du tas est Abe Sapien. Mais des potes ne sont pas de mon avis... 
 

Conclusion (et promis c'est fini)

Je suis fan des travaux de Mignola. Bref et concis comme conclusion, non? Faites vous les prêtez si vous n'avez pas de thunes. Au pire, volez-les. Ca vaut mieux que de passer à côtés.

La saison 2 devrait se boucler en trois gros volumes reliés. Les deux premiers sont très bon, comme d'habitude. A noter que Davis passe la main pour le dessin courant du tome 1.