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samedi 9 mai 2015

L'Oeil dans le ciel


La couverture de l'édition de 1976.


Fiche Technique

Auteur: Philip K. Dick
Editions: J'ai lu (n° 1209)
Date de la première parution: 1957 sous le titre "les mondes divergents"
Pages: 255
Prix: 14,37€ aux éditions 10/18


Résumé éditeur

Ils sont huit à avoir été précipités dans un faisceau de protons. Huit miraculés qui s'étonnent de revenir à la vie normale. Normale? L'est-elle vraiment?

Jack et Marsha, sa femme, ressentent une sorte de gêne indéfinissable, comme si, tout autour d'eux, était bizarre, irréel. La réalité semble se fissurer, le quotidien se craqueler.

Comment un essaim de sauterelles peut-il surgir de nulle part? Pourquoi attaque-t-il Jack? Mais surtout, pourquoi le visage et le corps de Marsha se déforment-ils monstrueusement?

Les rescapés sont-ils encore des hommes ou des simulacres? La réalité n'a-t-elle pas fait place à un délirant monde de cauchemars, où les règles de notre univers n'ont plus cours, où tout est possible, même, dans le ciel, la présence de l’œil de Dieu qui surveille ses créatures désarticulées?

L'avis du VieuxGeek: très bon  

Acheté à 50 centimes en trainant dans un Emmaüs (par rapport aux 14,37 € des éditions 10/18, faite le calcul!), je me suis dit que ça ferait bien l'affaire pour un roman à lire dans le bus en allant au turbin le matin. Et en fait, L’œil dans le ciel mérite bien mieux que le statut de "livre pour le bus". L'histoire commence tranquillement par un accident dans un rayon à protons. Les huit victimes vont se réveiller dotées de super-pouvoirs. Non, je déconne! On n'est pas dans Flash ou Hulk. Rien de tel ici. Les personnages principaux se réveillent dans un monde qui part complètement en couille, où l'on obtient son salaire en priant le second Bab, on se retrouve scarifié ou horriblement déformé si on blasphème contre (Tretragrammaton). Chut, il ne faut pas dire son nom. 

Une autre couv', illustrant un passage emblématique du livre.


C'est un Philip K. Dick de la première heure (après une wiki-vérification, c'était son 5ième roman en deux ans...). La qualité de narration est déjà là, les personnages sont largement détaillés, et on ne sait jamais où on se fait embarquer à la lecture de ce roman. On va de monde en monde, tout y est à chaque fois radicalement différent. Les aventures d'Hamilton (le héros physicien/électronicien de l'histoire) se lisent sans le moindre accroc. 

Comme d'habitude, les histoires de Dick sont complètement intemporelles. Le roman date de 1957. Putain! 57! Y avait quoi à cette époque? (Ha oui: le 30 mars, le vote des décrets d’application de la Loi-cadre Defferre donnant l’autonomie aux colonies de l’AOF et de l’AEF. Les élections qui se déroulent le lendemain sont largement remportées par le RDA en Guinée, en Côte d'Ivoire, au Tchad et au Soudan. Ca vous trou le cul, hein?)

Le relire aujourd'hui ne pose strictement aucun problème. On s'y croit, on y est. Intemporel vous dis-je!


Conclusion
Un livre à lire pour les fans du Grand Philip K. Dick, le seul Dieu Immortel du roman d'anticipation/SF. Pour les autres, un très bon roman de SF (1957, quand j'y repense... Pas prit une seule ride ce livre...).

Que le Grand Bab vous bénisse.

mardi 7 avril 2015

Julia: bouhhh le méchant fantôme!




Imagine les belles jambes que tu auras au bout de cette montée!

Fiche technique


Julia
Auteur: Peter Straub
mars 2015
Bragelonne
L'Ombre
Broché
Prix: 20 euros
Pages: 336

Résumé de Bragelonne


Fuyant un mari abusif, mais surtout le souvenir de la mort tragique de sa petite Kate, Julia s'est installée dans une belle maison au coeur de Londres, croyant y trouver la paix et la sécurité. Mais, peu à peu, les lieux montrent leur vrai visage. Suffoquée par une atmosphère étouffante, effrayée par des vacarmes nocturnes ou par d'étranges silhouettes entrevues en plein jour, Julia se sent menacée de toutes parts. A-t-on décidé de la rendre folle? Qui est cet enfant qui s'acharne sur elle ? Sa seule issue est peut-être de comprendre de quel drame abominable la maison a été le théâtre vingt ans plus tôt... Mais pourra-t-elle affronter la terrible révélation qui la guette?

L'avis de Biname La Canaille

Nouvelle Geekette sur ce blog je ne pouvais pas débarquer ici avec mes romans littéraires, young adult ou pire de la romance. Pour rester dans l'esprit de ce blog, un presque nouveau challenge s'impose à moi: élargir mes lectures pour y intégrer de la SF, Fantasy et dans le cas ici présent de l'horreur.

Ouverture du livre et là je remarque que l'ouvrage est réédité chez Bragelonne. Sa première vie, ce roman l'a vécu en 1976. Ouch, c'est un peu vieillot pour moi et une question me turlupine: l'horreur d'un temps très ancien (oui je sais, j'exagère) peut-il valoir les atrocités visuelles que l'on connaît dans le cinéma? Oui je parle de cinéma car je n'ai pas souvenir d'avoir déjà lu un livre d'horreur, par contre j'ai malheureusement vu les deux premiers Saw et Hostel. Aujourd'hui encore je suis traumatisée, apeurée. Je dois régulièrement faire une cure de Bisounours et de Disney accompagné de crêpes pour soulager mon cerveau de Princesse rose bonbon (la bonne excuse).
Mais revenons à nos moutons, que vaut l'horreur de Peter Straub? Malheureusement dans ce roman, pas grand chose. Disons le platement je me suis LARGEMENT ennuyée. 
Dans ce roman on y retrouve:
  • Une histoire de deuil: Julia a perdu sa fille dans d'horribles conditions. Par la même occasion elle souhaite fuir son mari qui n'est pas très nette, entretien une certaine relation avec le demi-frère de celui-ci et une drôle d'amitié avec la soeur du mari. Julia est malheureuse, inconsolable et à la limite de partir en cacahuète. Je la trouve molle une grande partie du roman et dans les moments où elle est plus vive c'est trop tard pour moi. Elle m'énerve dans son attitude, sa façon de parler, de se confier, ses choix. Tout m'agace.Je ne parle pas des autres personnages, il me gonfle tout autant.
  • Une maison mais une maison hantée c'est mieux. Nous sommes en plein Poltergeist. Ce n'est certainement pas un fantôme vraiment sympa mais là j'ai un soucis avec l'écriture. Pour moi l'auteur n'arrive à mettre en place une tension. Je reprends ma comparaison avec les films d'horreur: ce moment où il n'y a plus un seul son, un seul bruit et juste cet imbécile qui veut absolument aller voir ce qui se passe derrière la porte. Ce moment qui vous rend fou! Vous savez que vous allez hurler d'ici quelques secondes mais vous ne savez pas encore pourquoi. Eh bien dans ce roman, l'auteur n'arrive pas à le traduire en mot. Donc oui il y a des choses bizarres dans cette maison mais rien qui m'a empêcher de dormir pendant la nuit.
  • Reste l'énigme. Que cache réellement cette maison, son secret? Qui est le fantôme, cette âme perdue qui ne veut qu'une chose se venger et massacrer tout le monde sur son passage. J'adore ce fantôme, enfin surtout son passé. Un être d'une cruauté absolue. Une chose qui n'aurait jamais du naître. Le mal personnifié. J'aurai voulu que l'auteur ne parle que de ce fantôme, que de son passé. Il y avait tellement à dire. Peter Straub aurait pu faire une magnifique pirouette et nous proposer un roman qui m'aurait empêcher de dormir. Les quelques passages on nous découvrons le passer de cet être m'ont littéralement glacé le sang. Mais ceci n'est pas suffisant.

Un roman qui passe à la trappe.



dimanche 10 novembre 2013

Metro 2033


Fiche technique

Éditeur: L'Atalante
Auteur : Dmitry Glukhovsky
Prix : 24,50 euro
Pages: environ 640




Synopsis


Vingt années se sont écoulées depuis l'apocalypse nucléaire qui a ravagée la planète, obligeant les quelques survivants à se mettre à l'abri sous terre pour fuir une surface désormais inhabitable. Réfugiés dans les souterrains du métro de Moscou, ils se sont organisés en micro-sociétés et survivent tant bien que mal aux pénuries, maladies et aux guerres pour la possession des dernières ressources.
Cependant l'apocalypse n'a pas fait que réduire l'humanité à la déchéance. Des créatures mutantes nées du chaos peuplent désormais la surface de la terre menaçant directement les quelques survivants qui s'y aventurent. Pire encore, comme si les pénuries, maladies et guerres civiles ne suffisaient pas, les tunnels du métro semblent abriter de sombres et invisibles menaces : sont-elles nées de l'apocalypse ou rôdaient-elles déjà avant le cataclysme ?

En 2033, le jeune Artyom, citoyen de la station VDNKh doit avec ses camarades faire face à la menace de créatures mystérieuses venant des tunnels. La visite d'un Stalker réputé nommé Hunter va le précipiter dans une quête désespérée pour obtenir l'aide du dernier « bastion de la Civilisation », le regroupement de stations de métro « Polis ». Précipité dans les lugubres et dangereux tunnels, Artyom survivra t-il à son voyage ? Et quelle est cette sourde menace que même les plus endurcis et les plus téméraires des Stalkers semblent craindre ?

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9tro_2033




L'avis du vieux geek: Excellent cheers cheers

Un livre qui nous fait rentrer dans un univers post-apocalyptique original. J'adore le coté hétéroclite des stations; toutes la lie de notre bonne vielle planète y est représentée. Une course poursuite prenante à travers tout le métropolitain moscovite, avec en prime des mutants et autres dégénérés. Je suis en adoration !


Conclusion

Simplement 631 pages de bonheur étrange. Une très belle édition avec le plan du métro en couleur derrière la couverture.


Pour aller plus loin dans cet univers....

- Deux jeux vidéo existent pour poursuivre l'aventure et vous faire exploser par des mutants radioactifs!
- Il existe également Métro 2034 et Métro 2035.


Article écrit par Orrb
http://vieuxgeek.forumactif.fr/t19-avis-et-critique-metro-2033