samedi 14 mars 2015

Ladyboy vs Yakuzas, l'île du désespoir T.1




Fiche technique

Editeur(s): Akata
Auteur: SAKURAI Toshifumi
Date de sortie: 26/02/2015

Format: 127 x 180 mm (M)
Prix: 7.95 €
Nombre de pages: 192
Collection: WTF

Résumé éditeur

Kôzô Kamashima était un jeune yakuza plein de potentiel. Oui, mais voilà… Ce jeune premier a eu la trop mauvaise idée de coucher avec la fille ET l'épouse de son big boss. Et comme tout se sait, chez les mafieux… Le parrain japonais, fou de rage, décide alors de se venger, et sa punition est terrible : de force, il fait opérer le pauvre Kôzô, pour lui retirer… ses bijoux de famille ?! Devenu transsexuel malgré lui, Kôzô est ensuite envoyé sur la pire île du monde entier : l'île du désespoir absolu, où vivent reclus des yakuzas sans foi ni loi. Ces derniers, privés depuis des années de présence féminine, voient en l'arrivée de « la » pauvre Kôzô un signe du destin : enfin, ils vont pouvoir assouvir leurs pulsions sexuelles. Dès lors, commence une terrible course poursuite entre Kôzô - pas encore habitué(e) à son nouveau corps - et une bande de dégénérés fous furieux prêts à tout… Y compris à s'entretuer !

L'avis du VieuxGeek: Fan

Sur le petit bandeau en papier entourant la couverture du livre, il y a avait un commentaire de Mad Movies "Brillant. Punk. Hilarant." Il n'en fallait pas plus pour qu'un couillon comme moi se fasse attraper! Et c'est sans regret.

Le synopsis de l'histoire est absolument génialissime: "Il était une fois cent pervers en slip lancés à la poursuite d'un transsexuel malgré lui...". Osez dire le contraire et soyez maudit pour les 666 prochaines générations! Lady Boy est donc une sorte de survival où le héro (c'en est vraiment un? Une?) tente de sauver ses fesses, car le big boss (du résumé) a promis de sortir de l'île le premier taré qui parviendra à ... Violer Kôzô. Amateur de bon goût, bonjour! Vous êtes tombé sur le bon livre. Âmes sensibles, fuyez et retourner lire Blanche Neige.

Les personnages sont vraiment excellents, entre le boss pervers yakuza qui n'a jamais baisé sa femme durant 18 ans, l'abominable Kôzô, héro(-ine) de l'histoire préférant penser avec sa teub dont il était particulièrement fier, les 100 pervers pépères, tous plus crados les uns que les autres... Le soin apporté au dessin de tout ces affreux lubriques est tout bonnement incroyable, chaque détail est croustillant, immoral, dégueulasse... Entre ceux qui sont des accrocs de la branlette se frottant sur tous les palmiers, les masochistes qui disent aux autres "soit doux avec moi s'il te plait", on ne sait plus où donner des yeux tellement les détails fourmillent. 

Les pervers ont des compétences insoupçonnées, comme un odorat de chien!


Et chose surprenante, on pourrait croire qu'avec un speech comme ça, l'histoire sera torchée en 2 volumes. Mais non! On veut savoir la suite! Et on sent que le potentiel et bel et bien là! Le boss yakuza fait tout son possible pour torturer la pauvre Kôzô et ses nichons proéminents. Faut dire que le boss est motivé: il s'est promis de niquer sa femme dès que Kôzô aura été humilié(e) à outrance.

Dans la postface, le dessinateur dit avoir 20 ans de boutique derrière lui. Je veux bien le croire! Ce mec est tout simplement incroyable, je crois que je vais lui envoyer une lettre d'encouragement tel un fan. Rien à dire, sinon "félicitation" en japonais.


Conclusion 

Dans cette ambiance de survival pour protéger son cul (au sens premier), où l'humour est omniprésent, où les dessins sont beaux, les persos travaillés, comment ne pas être impatient de savoir la suite, hein? Je vous le demande!

Un putain de manga complètement déjanté,d'ores et déjà culte!

dimanche 8 mars 2015

L'attaque des titans

Chérie, on frappe à la porte!
Fiche technique manga

Titre original : Shingeki no Kyojin
Dessinateur : Isayama Hajime
Scénariste : Isayama Hajime
Editeur: Pika édition
Prix du livre: 6,95€
Nb de volumes parus: 11
Nb de volumes prévus: 14 sur (environ 20 selon wikipedia)

Fiche technique de l'animé

Réalisateur: Tetsuro Araki
Producteur: Tetsuya Kinoshita
Scénariste: Yasuko Kobayashi
Studio d'animation: Wit Studio; Production I.G  
C'est l'heure de l'apéri-cube.

L'avis du VieuxGeek: très très bon tout ça.

Ils sont gros, ils sont moches, et ils veulent bouffer des humains. Et en plus on ne sait pas pourquoi. L'histoire, simple au premier coup d’œil, reste simple au second. Mais on crève d'envie de savoir la suite, tant le suspense est prenant... Les volumes papiers s'enfilent comme des chips à l'heure de l'apéro et en plus ils ne sont pas trop cher (pas comme chez ces conn... des éditions Panini. Ils nous ont raquetté toute notre thune à l'époque des cartes de foot à collectionner, ils ne me la feront pas à l'envers!). On suit Eren Jäger et deux de ses acolytes (Armin et Mikasa) dans leur évolution au sein de l'armée, avec tout les complots qui vont avec (peuple vs église vs état vs armée). Les secrets concernant les titans sont lâchés au compte goutte, et on en découvre un petit peu à chaque volume, le tout savamment dosé. On n'est peut être pas au niveau de 2Oth century Boy niveau suspense, mais on s'en approche (le volume 8 m'a troué le ionf)... Et quelle plaisir de voir les persos se faire massacrer les uns après les autres! Une boucherie cradingue sans fin... On a l'impression d'être dans le Trône de Fer où chacun peu crever au prochain paragraphe (bien qu'il parait peu probable de voir le héro crevé avant le dernier volume). C'est vraiment chouette.

Lâche-le! Ce gars n'est pas un micro!

On ne sait pas trop où l'auteur nous emmène, bien qu'on se doute que les titans (SPOILER PEUT ÊTRE!) sont en réalité des foirages d'expériences humaines et que le père Jäger n'est pas étranger à tout ce merdier (genre: mais tu comprends mon fils, c'est parce que les humains sont méchants et que seul un ennemi commun les rapprocherait (Cf. Watchmen)).

Je ne l'ai pas acheté au départ, car le dessin est franchement merdique. Faut dire ce qui est. Peut être l'auteur est un noob du dessin avec une putain d'histoire. Il faut donc dépasser ça, on le regrette pas.

POUR L'ANIME, rien à dire au niveau animation/qualité/fidélité. Très bien. 
Seul point négatif, les sentiments de terreur des persos sont décrit pendant trente plombes à chaque fois, et c'est franchement chiant. Mais bon, on regarde sans problème.

Pour conclure

Enfilez votre harnais de manœuvre tridimensionnelle et bondissez chez le libraire. Demmerdez-vous pour chopper l'animé sur le web, c'est pas trop difficile.










samedi 7 mars 2015

Feng Shui

La couverture la plus moche jamais créée.


Fiche technique


Titre : Feng Shui 
Version : deuxième édition 
Type d'ouvrage : Livre de base 
Editeur : Oriflam 
Langue : français 
Date de publication : décembre 1999 
Disponibilité : Paru
Auteur(s) : Robin D. Laws



L'avis du VieuxGeek: le meilleur jeux de rôle de la création.

Alors non, je ne m'emballe pas: Feng Shui est bel et bien le meilleur JDR jamais créé. Pourquoi? me direz-vous, MAIS POURQUOI? Patience, je vous fais un argumentaire pas trop chiant:

POURQUOI FENG SHUI EST-IL LE MEILLEUR JEUX DU MONDE?

1) Parce que les règles, elles sont faciles à comprendre. Créer un personnage prends maximum 15 minutes.

2) Parce que l'univers, ou plutôt le multivers (plein d'époques imbriquées les unes avec les autres) permet de faire tout et surtout n'importe quoi: des Nazis, des sorciers chinetoques comme dans Jack Burton, des cyborgs de combats, des gorilles modifiés, jouer l'équipe des goonies...

C'est comme ça qu'on monte dans les trains à Feng Shui! Seuls les tapettes passent par la porte.


3) Les règles sont tellement simplistes, que le MJ a toute latitude pour les plier dans tous les sens. C'est tellement remplis de coquilles qu'on fait tout à l'instinct. En quoi est-ce bien? On s'approprie le jeux comme aucun autres.

4) Les scènes résultant de tout ça sont spectaculaires, dignes de toutes les intros des films d'actions, de tous les meilleurs finish possibles. Baston à bout de bras accroché sous un hélico, Poursuite dans un immeuble en feu qui s'écroule, infiltration dans des navires de pirates pour casser la gueule du boss...

5) Ce qui pour moi est la révolution dans les JDR: la notion de sbires et de persos uniques.
- Les sbires ont des caracs de merdes, et pas de points de vie. En gros ont les touches et ils valdinguent dans la première baie vitrée à portée de coup de pied retourné dans la tête. On les attaque par poignée de 5. Comme dans les films où les héros se tabassent 30 connards et sans sortent en transpirant à peine.
- Les boss sont coriaces, et les pouvoirs proposés sont biens. Avec un minimum d'XP du MJ, on les invente à chaque fois.

Une scène typique. (LE MJ): 15 types en cagoules avec des haches sont devant vous. Ils ont l'air de vouloir vous buter. (UN PJ): Je saute dans le tas les deux pieds devant en m'accrochant au porte bagage.



6) Je m'arrête là mais j'en pense pas moins.

Bon, le point négatif est sans équivoque: le visuel du livre est une hérésie. Une merde quoi. Franchement, j'ai longtemps hésité à m'y mettre à cause de la sale gueule lu livre de base. Les coquilles (traduction, règles) sont monnaies courantes. Mais on force et ça passe.


La description du jeux (merci legrog.org!)

Vous aimez John Woo, Tsui Hark, ou Matrix ? Réjouissez-vous ! Feng Shui, le jeu où l'on peut s'accrocher au toit d'une voiture d'une main tout en mitraillant des hordes de ninjas de l'autre, existe. Vous en aviez assez des temps morts dans les parties, de la gestion de munitions et d'équipements, du parti-pris de réalisme qui vous empêchait de tenter les actions les plus folles ? Avec Feng Shui, il n'y a plus que deux soucis : le rythme et le ressort dramatique des parties. Ainsi, les personnages ne sont jamais à court de munitions, sauf quand le scénario l'exige, parce que cela nuit au déroulement de l'histoire.
Dans ce jeu, il s'agit de simuler, non pas la réalité, mais l'ambiance des films d'action, et en particulier ceux de Hong Kong. Feng Shui n'est un jeu ni parodique, ni humoristique. Il réutilise la trame et les clichés des films d'action, dans un but simple : retrouver le même plaisir à jouer qu'à regarder des films de Jackie Chan ou de Bruce Lee.
Le décor du jeu de rôle découle d'une idée unique : caser ensemble tous les personnages du cinéma de Honk Kong. Le background fait donc se télescoper allégrement moines shaolin, sorciers, tueurs, ninjas, cyborgs, vampires, et même vampires-cyborgs-ninjas. Le mélange pourrait paraître indigeste, mais la Guerre Secrète rend tout cela possible et même jouable : un petit nombre de sociétés secrètes se disputent le contrôle de lieux possédant un flux puissant de chi (le fameux feng shui), situés principalement en Asie. L'enjeu du contrôle de ces lieux est non seulement la maîtrise du monde, mais aussi celle du temps. En effet, des ouvertures existent qui permettent d'aller et venir par des "fenêtres" ouvertes sur quatre époques différentes : 69 ap. J.C., 1850, 1996 et 2056. Cette lutte occulte à travers le temps est la justification du chassé-croisé des aventuriers de tous les genres.
La base du système de jeu consiste à additionner une caractéristique, une compétence et la valeur de deux dés à six faces, un positif et un négatif. La marge de réussite ou d'échec permet ensuite de qualifier le résultat de l'action. La résolution des combats repose sur les "schticks" des personnages ("trucs" en argot américain, regroupant les sorts, les techniques de kung-fu, les pouvoirs surnaturels, etc.) et les "stunts", les cascades originales décrites par le joueur et qui enjolivent le combat. Les ennemis sont de deux types : les personnages avec un nom, qui sont souvent des ennemis récurrents, et les personnages secondaires qui ont eux tendance à tomber comme des quilles lors des combats.
Inspiré du jeu de cartes à collectionner Shadowfist, le jeu a connu deux éditions en anglais. Il n'existe aucune différence de background ou de règles entre la première et la seconde édition. Le jeu a juste changé d'éditeur, le premier ayant fermé ses portes. Tous les suppléments de la première édition sont donc utilisables pour la seconde.
Par ailleurs, un scénario d'introduction utilisable tant avec Feng Shui que DD3 existe, Burning Shaolin, publié dans la gamme "Coriolis" d'Atlas Games en VO, et traduit par Oriflam.


Conclusion

Ca fait maintenant plus de 10 ans que je joue plus ou moins régulièrement à ce putain de jeu. Et vous savez quoi? J'y joue cette aprem. Jamais lassé. Franchement, vous connaissez beaucoup de jeux comme ça vous?  

dimanche 22 février 2015

Green Arrow T1 et T2


Je suis riche, j'ai plein de gadgets, je traque les méchants la nuit, je suis...? Batman? Non! Green Arrow!


Fiche technique

Scénario: Lemire Jeff – Dessin: Sorrentino Andrea

Public: Ado-adulte – à partir de 12 ans
Genre: Action,Super-héros
Collection: DC Renaissance
Date de sortie:  11 juillet 2014 (T1), 31 octobre 2014 (T2)
Pagination: 208 pages (T1), 176 pages (T2)
Prix: 19.00 € (T1), 17,50 € (T2)


Résumé éditeur

Oliver Queen est l’héritier d’une fortune colossale qu’il utilise pour financer la croisade de son alter ego le justicier masqué Green Arrow. Mais tout ceci vole en éclats le jour où l’assassin Komodo s’en prend à ses plus proches alliés et lui révèlent les secrets sur la disparition de son père.
(contient : Green Arrow #17- 24 + 23.1 : Count Vertigo)

(ATTENTION SPOILER pour le T2)
Oliver Queen est désormais au courant du passé de son père et de la destinée qui lui incombe. Pris dans une guerre entre les différents clans d’Outsiders, il va devoir surmonter sa plus grande crainte : retourner sur l’île qui a tout changé à son existence. (contient :Green Arrow #25-31) 



L'avis de VieuxGeek: fan!

Franchement, je ne m'attendais pas à aimer plus que ça... Après avoir regardé la (très) moyenne série d'Arrow (ici le lien!) , et étant maso, j'ai tenté le livre version renaissance. Et là, tout est vraiment génial (regardez LEGO Adventure!).

On explique tout ça: le scénario déchire, et particulièrement les méchants (Komodo, le comte Vertigo) qui donnent du fil à retordre à Bruce W.. euh Oliver Queen. Toute une mythologie se créait autour des armes totems, de cette putain d'île dont il nous rabat les oreilles dans la série (qui au passage n'a pas grand chose à voir avec ce comics. Ils en ont sorti un (de comics) en rapport avec la série mais je ne sais pas du tout ce que ça vaut). L'aventure se déroule avec un sacré rythme, est on se laisse facilement captiver.

Les dessins sont vraiment sympas. Particulièrement le découpage des cases qui mettent en avant les détails de manière très originales. Et les couleurs... Genial. Très contrasté, un peu vieux jeu. Que du positif quoi! Regardez donc cette planche du comte Vertigo:

Avec son truc sur la tête, il a toujours une connexion 4G.

En conclusion

Et bin on achète comme des nazes. On peut les voler aussi. Mais on ne peut pas les louper lorsqu'on est amateur de comics. Ce n'est pas un putain de chef d'oeuvre (genre TopTen ou la cour des hiboux), mais bel et bien un super comics.

mercredi 13 août 2014

Brightest day, tome 1, 2 et 3



Fiche technique commune

Scénario: Johns Geoff, Tomasi Peter – Dessin: Collectif
Public: Ado-adulte – à partir de 12 ans
Genre: Aventure, Super-héros
Collection: DC Classiques
Date de sortie: 7 juin 2013 (vol.1), 23 août 2013 (vol.2), 25 octobre 2013 (vol.3)
Pagination: 240 pages à 288 pages.
Prix: 22.50 €


Résumé éditeur du tome 1 (valable pour toute la série)

Douze héros et vilains ont mystérieusement ressuscités, réveillés par une Entité qui les charge d’une quête dans laquelle chacun joue un rôle particulier. Quel est le but ? Alors qu’ils redécouvrent leurs proches et le monde qui les entoure, tous se demandent : ont-ils une deuxième chance où ne sont-ils que des morts en sursis ? (contient les épisodes 0 à 7 )



L'avis du VieuxGeek: une bonne série pour les amateurs hardcore de DC.

Brightest day est donc la suite directe de Blackest night (critiqué quelque part sur ce blog). Si vous n'avez pas lu cette série, pas la peine de continuer. Je vous conseillerai même de lire Crise d'identité dans la série Justice League of America  pour être sur de bien tout piger.

Brightest day est donc un crossover entre tout les héros/vilains DC, proposant de modifier l'univers dans lequel évolue tous ces personnages. Cette série propose de remettre à flot certains personnages disparus des radrs depuis quelques temps (Captain Boomerang. J'aurai voulu en inventer un plus nul, j'aurai pas pu).

On suit l'histoire du volume 1 au travers de Deadman.


Les dessinateurs officiant sur la série sont vraiment très bons. On en prend plein les yeux, de belles couleurs. On reste dans l'esprit comics, y a pas à dire.

L'histoire est sympatoche. Elle propose une menace mondiale à enrayer. Pour cela, les héros/vilains ressuscités seront guidé par une mystérieuse force... Je n'en dits pas plus.

Voici les persos principaux: 




En conclusion 

Pour fan only. L'histoire n'est pas assez exceptionnelle pour justifier d'acheter Blackest Night + Brightest Day. Mais les dessins, eux, si! Une bonne série tout de même qui permet de redécouvrir certains personnages.

dimanche 10 août 2014

B.P.R.D saison 1





Fiche Technique

Scénario: Mike Mignola & John Arcudi
Dessin: Guy Davis (Mignola et d'autres sur les 2 premiers tomes)
Genre: fantastique
Tomes: 11 parus pour la première saison. La deuxième est en cours
Public: ado/adulte
Editeur: Delcourt
Collection: Contrebande

Résumé éditeur de la série

Après la démission d'Hellboy, les enquêtes du B.P.R.D. continuent. Au programme : zombies, monstres, scientifiques nazis et révélations dramatiques sur Abe Sapien... Des enquêtes avec les excollègues d'Hellboy, dessinées par une excellente sélection de dessinateurs américains, dont Guy Davis. Une parfaite exploration de l'univers de Mike Mignola.

BPRD? 

Le Bureau de Recherche et de Défense sur le Paranormal ou BPRD a été créée en 1944 par le gouvernement américain (sous l'impulsion du professeur Trevor Bruttenholm) en réaction aux recherches et expériences menées par les nazis et les soviétiques au cours du second conflit mondial. Sa fonction principale est d'intervenir partout dans le monde où est constaté un phénomène anormal, particulier, surnaturel, afin de l'étudier, de le circonscrire, voire de l'éradiquer. C'est Hellboy qui apportera, à l'origine, ses lettres de noblesse à cette organisation, mais très vite il laissera la place à ses assistants, qui ne lèveront jamais le pied pour venir à bout des multiples manifestations surnaturelles aux quatre coins du monde (merci wikipédia!).

Avis Global sur la série

Ma série longue de comics préférées. La série BPRD est plus prenante que celle de Hellboy (globalement bien sur, il y a de purs chefs d’œuvres dans Hellboy) pour au moins trois raisons:

- le dessinateur reste le même sur toute la série, cela donne une vraie impression de continuité.
- L'histoire est cohérente, les personnages sont géniaux.
- la qualité des albums est à peu près constante.

J'ai débuté la série par le volume 3, car le 1 & 2 étaient en rupture de stock. Coup de bol, la véritable histoire commence au volume 3.
On suit donc les péripéties des agents du BPRD au travers des différentes missions sur lesquelles ils sont assignés. Les révélations se font fréquentes, le scénario solide.  Et surtout, les auteurs voient grands. Pas de demi mesure. On tape dans l'énorme, l'hyper mortel, le divin; les premières civilisations.

Bref vous l'aurez compris, c'est une série que je vous recommande fortement. 



Les couv' en angliche.


Présentation des Albums

N.B: ne lisez pas les résumés si vous souhaitez garder la surprise lors de votre lecture. En effet, ils spoilent à tout va. Vous voilà prévenus.

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BPRD 1: Au creux de la Terre et autres histoires

Résumé: Après la démission d'Hellboy, les enquêtes du BPRD continuent. Abe Sapien part au secours de Liz Sherman dans un monastère au-delà du cercle polaire, et va devoir s'enfoncer très loin sous terre et pour faire une terrifiante découverte. Plus tard, c'est dans les mers du Sud infestées de requin qu'il devra affronter un esprit surpuissant...

L'avis du VieuxGeek: sympa.

Surtout la première histoire. Je kiffe Johann Kraus. Un défilé de dessinateurs. On a l’impression qu’ils s’essaient tous au sujet pour voir qui va s’y coller ensuite.


 BPRD 2: L'esprit de Venise et autres histoires

Résumé: Cinq enquêtes du B.P.R.D. avec les ex-collègues d'Hellboy, dessinées par une excellente sélection de dessinateurs américains. Une parfaite exploration de l'univers de Mignola.
Appelés à Venise, les agents du B.P.R.D. exhument l'histoire d'un aristocrate démoniaque allié à un vampire? À Shiloh, Massachusetts, une mare vieille de trois siècles est asséchée ; au fond, une macabre découverte : trois corps de femmes parfaitement conservés ! Un train fantôme sème la zizanie, deux indices : 1939 et le projet Manhattan?

L'avis du VieuxGeek: Sympa...

...Mais sans plus. Plein de petites histoires qui ne brillent pas par leurs scénarios. Du Hellboy moyen, quoi…




BPRD 3 : Le fléau des grenouilles

Résumé: Le nouveau leader du B.P.R.D., un ex-cadavre lui-même, prend ses fonctions et installe son équipe dans de nouveaux locaux. Mais ils tombent sur les restes d'un ancien projet gouvernemental. Au programme : zombies, monstres, scientifiques nazis et révélations dramatiques sur Abe Sapiens? Une histoire complète par l'équipe ? dorénavant ? en charge de la série aux USA.


L'avis du VieuxGeek: Sympa.

Guy Davis arrive au dessin et c'est tant mieux.  Une histoire chtonienne à mort, des sectes, des grenouilles.  L’histoire n’est pas spécialement épique, mais annonce une série de bonne qualité. Remarquez que vous pouvez commencer la série à partir du volume 3 sans rien louper.




BPRD 4 : Les morts

Résumé: Sur les côtes de Rhode Island, dans une bâtisse en ruine, Abe Sapien retrouve sa femme, morte noyée au XIXe siècle. Au même moment, le B.P.R.D., encore marqué par le fléau des grenouilles, emménage dans de nouveaux locaux : une ancienne base de recherche gouvernementale dans laquelle aurait été enterré vivant un scientifique nazi, il y a 50 ans?

L'avis du VieuxGeek: Excellent!

Première apparition de Benjamin DAIMIO, pour prendre le commandement de l’équipe composée de KRAUS, Roger et Sherman (chef d’équipe sur le terrain). On en apprend un peu plus sur Abe, son passé, sa femme. Gunter EISS, le méchant du livre, est un vieux savant fou nazi ouvrant des portes vers des dimensions de cauchemar.

Très bon livre, qui fait bien avancer les choses. Déplacement des bureaux du BPRD en haute montagne.



BPRD 5: La flamme noire

Résumé: Alors que le cœur des États-Unis subit une invasion de grenouilles démoniaques, Abe Sapien et Liz Sherman, hantés par leurs propres démons, ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. En l’absence du leader naturel du B.P.R.D. – Hellboy –, certains caractères se révèlent… Dans l’ombre, la Flamme Noire et une nouvelle génération de fanatiques nazis préparent le réveil d’Anciens Dieux.

L'avis du VieuxGeek: Excellent.

La machine BPRD est lancée à toute vapeur. Je veux dire, le speech parle pour lui: du nazi, du super-vilain, des anciens dieux. Que voulez-vous de plus? Moi: rien!



BPRD 6: La machine universelle

Résumé: Après le cataclysme causé par Katha-Hem, demi-dieu invoqué par la Flamme noire, Kate Corrigan entreprend un voyage en France, à la recherche d’un ancien texte qui pourrait ressusciter Roger l’Homoncule, tué durant les événements. Au Q.G. du B.P.R.D., cette disparition renforce le lien qui unit désormais Abe, Liz, Johann et le capitaine Daymio. Tour à tour, ils livrent leur histoire et le secret de leurs origines.

L'avis du VieuxGeek: un bon album dans l'ensemble. Pas le meilleur de la série, certes, mais bien tout de même. 



BPRD 7: le jardin des souvenirs

Résumé: Toujours hanté par son passé, Abe Sapien suit la trace de ses origines humaines jusque sur les îles indonésiennes et localise les membres d'une étrange confrérie à laquelle il aurait appartenu, au temps de la guerre civile américaine. Au même moment, au sein de la base secrète du B.P.R.D., les visions d'Apocalypse de Liz se précisent, et Johann Kraus fait une découverte inquiétante sur l'un des membres du Bureau...

L'avis du VieuxGeek: encore un album excellent. La mayonnaise monte. On en apprend beaucoup sur Abe lors dans ce volume.


BPRD 8: Champs de bataille

Résumé: Une entité malfaisante hante les couloirs du B.P.R.D. Le Bureau aura besoin de la parfaite coopération de toutes ses recrues – de Johann doté de son nouveau corps et Panya, momie pleine de ressources – pour défaire ces forces infernales. Le Mal a patiemment attendu son heure au sein même des membres du B.P.R.D. Il est temps pour lui de se manifester et de mettre nos agents du surnaturel à l'épreuve !

L'avis du VieuxGeek: Très bon album, nous permettant de découvrir l'histoire de Daimio.



BPRD 9: L'avertissement

Résumé: Alors que le B.P.R.D. se remet de la disparition du capitaine Daimio, un mystérieux message recommande à Abe, Johann et Kate de se mettre au plus vite à la recherche de celui qui hante les visions de Liz : un certain Martin Gilfryd alias Memnan Saa. Au même moment, en Allemagne, des créatures venues des profondeurs préparent le retour de leurs sinistres dieux sur Terre.

L'avis du VieuxGeek: première partie de la trilogie en trois volumes (je précise car H2G2 est une trilogie en cinq volumes) amenant la fin de la première saison de BPRD. Une très bonne conclusion, bien longue, très bien développée. Cet avis vaut pour les 2 tomes suivant.



BPRD 10: la déesse noire

Résumé: Liz a disparu, et leurs ennemis les plus puissants se sont unis pour une attaque explosive. De nombreuses questions s'imposent aux membres du B.P.R.D. : quel est le lien entre Memnan Saa et Martin Gylfrid ? D'où vient le pouvoir de Liz ? Abe, Kate et Johann doivent-ils remettre en cause leur loyauté pour sauver leur âme ? Quoi qu'il en soit, l'équilibre des forces semble fortement remis en cause...

L'avis du VieuxGeek: voir avis précédant.


BPRD 11: Le roi de la peur

Résumé: Alors que le Docteur Kate Corrigan tente de redonner vie à l'agent Johann Strauss, Abe Sapien et Liz Sherman partent à la recherche de celui que l'on surnomme le “Roi de la Peur”. Cette mission s'avère cruciale, comportant son lot de révélations. Les conséquences seront déterminantes quant au devenir même du BPRD. En effet, le doute commence à gagner certains membres de la célèbre équipe.

L'avis du VieuxGeek: voir l'avis précédent-précédent. Fin de la saison 1.



Les personnages du BPRD

Wikipédia est mon pote, car il m'évite de me taper tout ce boulot. Je me suis permis cependant de rajouter deux ou trois trucs.
De gauche à droite, mais en oubliant le professeur foldingue.
Le professeur Trevor Bruttenholm,(dans le cadre photo) fondateur du BPRD. Père adoptif de Hellboy.

Hellboy, qui a démissionné. On ne le voit quasiment jamais dans la série. 

Roger l'homoncule, créature la plus étrange de l'équipe. L'homoncule a été créé il y a plus de 500 ans, à partir de racines, de terre et de sang. Il possède la faculté de capter les sources énergétiques. Roger est le plus "humain" de l'équipe.
Benjamin Daimio, nouveau venu, fait son entrée au service du B.P.R.D. dans l'album Les morts. C'est un ancien capitaine de marine, ex-béret vert. Mort, défiguré, il revient miraculeusement à la vie en sortant du sac à cadavre de la morgue, où il allait être autopsié. Son pouvoir : bonne maîtrise des armes et un accès illimité aux dossiers secrets du pentagone.
Abe Sapien, créature aquatique découverte dans une sorte de caisson en verre dans les fondations de l'Hôpital Saint Trinian de Washington. Son nom vient d'un message laissé sur le tube de verre, sur lequel était inscrit Ichtyo Sapien - 14 avril 1865, date correspondant au jour de la mort d'Abraham Lincoln. Dans l'album Les morts, Abe apprend qu'à l'époque Victorienne il se nommait Langdon Everett Caul, aventurier et explorateur de l'occulte. C'est dans ce même album, qu'il rencontrera sa femme, mi-morte mi-fantôme, qui voudra garder près d'elle son compagnon retrouvé.

Panya, une momie sans âge récupérée à la confrérie héliopique de Râ.
Johann Kraus, est un médium allemand dont l'esprit a quitté le corps physique lors d'une séance de spiritisme qui a dérapé. Les scientifiques du B.P.R.D ont réussi à lui créer une combinaison spéciale afin que son esprit puisse enfin habiter un corps et que Johan Kraus apporte au groupe d'enquêteur ses lumières.
Kate Korrigan, l'agent érudit de l'équipe : spécialiste en légendes, démonologie, occulte… 

Tom Manning, le nouveau directeur.

Liz Sherman, personnage féminin de l'équipe qui tire ses pouvoirs de la maîtrise du feu. Très jeune, Liz a mis le feu à sa maison et a tué ses parents. Mais ces faits relèvent très certainement d'un accident. Depuis elle maîtrise ce don et demeure un personnage central de la série.

Johnson le Homard (n'est pas sur la photo), personnage énigmatique n'apparaissant qu'au cours des premiers épisodes de la série. Il est une sorte de justicier masqué, portant pour emblème une pince de homard dessinée sur le torse. En effet, il marquait ses adversaires en leur incrustant sa marque sur leur front.


BPRD par rapport à Hellboy?

Dans BPRD...:

- Il n'y a pas d'histoires courtes (hormis volumes 1 & 2)
- Mignola ne dessine pas. Guy Davis fait toute la série.
- On ne voit pas Hellboy.
- On suit une équipe.
- La série est moins branchées enfer/nazi , mais un peu quand même.
- Une longue histoire sur 9 volumes.

 
Les séries dérivées de Hellboy

En fouinant sur le blog, vous pourrez trouver des critiques sur les séries relatives à cet univers. A savoir:
- Johnson le homard
- Abe Sapien
- Lord Baltimore
- Witchfinder
C'est déjà pas mal! Perso, la meilleure du tas est Abe Sapien. Mais des potes ne sont pas de mon avis... 
 

Conclusion (et promis c'est fini)

Je suis fan des travaux de Mignola. Bref et concis comme conclusion, non? Faites vous les prêtez si vous n'avez pas de thunes. Au pire, volez-les. Ca vaut mieux que de passer à côtés.

La saison 2 devrait se boucler en trois gros volumes reliés. Les deux premiers sont très bon, comme d'habitude. A noter que Davis passe la main pour le dessin courant du tome 1. 




mardi 5 août 2014

Super Crooks



Fiche technique

Date de parution: 23 avril 2014
Auteurs: Mark Millar (scénario) Leinil Yu (dessin)
Editeur : Panini Comics
: Best of Fusion Comics
Public: ado / adulte
Genres: Super-héros, Policier, Thriller
Pages: 128
Prix: environ 15€


Résumé éditeur

La rencontre entre Ocean's Eleven et les X-Men.

Les auteurs de Superior, Mark Millar et Leinil Francis Yu se retrouvent pour votre plus grand plaisir. Difficile de faire carrière en tant que super-vilain. La concurrence est rude et les autorités sont toujours derrière vous. Alors que faire ? Partir pour l'Espagne ! Johnny Bolt et ses amis crapuleux jouent donc les expatriés et préparent un gigantesque hold-up. Mais les choses se compliquent lorsque Johnny découvre que sa cible est en réalité le plus grand criminel de tous les temps ! Une histoire qui devrait bientôt être adaptée au cinéma.

(Contient les épisodes US Supercrooks 1-4)

L'avis du VieuxGeek: ça passe et ça casse (...c'est une histoire de casse. Vous kiffer ma blague, n'est-ce pas?)

Super Crooks nous fait suivre une bande de voleurs monté pour une occasion bien spéciale: plumer le plus grand super vilain de tout les temps, a.k.a le Bâtard. Et comme ils en ont marre de se faire gauler par les super-héros 'ricains, ils décident de faire leur coup en Espagne (pourtant ils sont en crise. Pourquoi pas la Grèce tant qu'ils y étaient, hein?) où les Super-héros sont inexistant.

Ca bastonne dur, les dessins sont franchement biens, les persos sympas. Certains passages sont hilarants (ouais, au moins drôle quoi) notamment celui mettant en scène les deux frangins tentant de passer un piège à la cube (le film).



L'histoire, eh bien il n'y en a pas beaucoup... Un petit twist et merci zizi, fin de l'histoire. 128 pages n'était peut être pas assez pour développer ce récit.

Rien à voir, mais Panini commence enfin a arrêter de prendre les lecteurs pour des cons. Je m'explique, et c'est d'ailleurs peut être très faux: depuis que Urban Comics est sur le marché (beaux livres, bonne sélection des séries/récits, prix/qualité très bon...), Panini, qui proposait des livres souvent pourlingues de qualité merdique et chers (kick ass volume 3... Première partie à 15 euros en couverture souple. Merci, mais trouvez un autre pigeon pour acheter. Pourtant, je suis un gros pigeon!), se sont mis au plis et ont adopté la même qualité que Urban.

Conclusion

Pour les fans de films de braquage essentiellement. Si vous voulez du super-héros débridés, aller voir Top Ten, c'est mille fois mieux.