dimanche 22 novembre 2015

Black science - tome 1 & 2


Putain, c'est le bibliothécaire du Disque-Monde dans 1000 ans!


Fiche technique

Titre: Black science
Scénario: Rick Remnder
Dessin: Matteo Scalera
Date de sortie: 13 février 2015 (T1) 7 mai 2015 (T2)
160 pages environ
Collection: Urban indies
Prix: 15€


Résumé éditeur

Grant McKay, fondateur de la Ligue Anarchiste Scientifique, a accompli l'impensable en créant le Pilier, un artefact capable de plier les arcanes de la Science Interdite à sa volonté et offrant à l'humanité la possibilité de voyager à travers les dimensions. Seul problème : un incident technique est venu perturber la première expédition avec pour résultat de piéger Grant et son équipe de scientifiques entre les dimensions de l'Infinivers, à la merci de mondes plus hostiles les uns que les autres. Seule solution face à l'inconnu : aller de l'avant !

L'avis du VieuxGeek: bien :)

Franchement, c'est méga chaud financièrement de suivre les sorties Urban, tellement elles sont nombreuses... Heureusement que j'ai réussi à les taxer ("attends, j'fais Saga et East of west. Toi tu fais les Fables? Ouais cool. Non, j'ai déjà les Deadly Class, fais plutôt les Black Science!"). Voyez le genre, quoi.

Alors, c'est-y-bien? Bin ouais, pas mal du tout. J'en discutais avec les gars de la librairie, et on est d'accord: c'est cool, mais putain y en a de tous les cotés, sans aucun répit. En quoi est-ce un soucis? En gros, il y a une explosion/mort/changement de dimension par case. Un rythme soutenu nécessite quelques cassures de rythmes (Musashi disait: "il faut varier les rythmes, les cadences, les hauteurs"!). On arrive pas à respirer, et c'est le gros point noir de cette série (le seul, pour l'instant).

Un exemple de grenouilles-dimensionnelles.


L'histoire, c'est un voyage inter-dimensionnel qui part grave en couille. Un SS (super scientifique, je me suis mal fait comprendre) invente le "pilier", une machine permettant de voyager entre les dimensions. Je ne spoile rien en vous disant que dès la première page le-dit pilier plante, envoyant nos dimensionautes dans des endroits peuplés de grenouilles cannibales, d'indiens cybernétisés et d'autres trucs étranges. Le scénario est bien foutu pour ce genre d'histoire habituellement casse-gueule (là, vous vous attendez à ce que je vous foute une référence, hein? Bin NON! Parce que mon travaille de documentation est à chier! Je ne connais que Valérian et Vortex de Stan & Vince. Et en plus, j'adore!).

Ce qui est sympa, c'est que l'auteur n'hésite pas à buter ces persos. Ca laisse toujours un bon suspense pour la suite des aventures. Les situations sont extrêmement variées et s'enchainent (trop) rapidement. Le dessin de Scalera est proche de nos BDs à nous. Donc, c'est forcément bien! Les découpages sont dynamiques, bon choix de couleurs... Petit problème récurent des comics: les héros passent leur temps à penser en off à des questions de merdes existencielles. Bande de cons! On s'en fout! Ils devaient faire ça à l'époque de papi pour faire croire qu'un comics c'était des trucs à lire... C'est fini maintenant les gars, alors épargnez nous vos apartés de merde pour faire une psyché de comptoir PMU à vos persos.

Au fait, les couvertures déchirent.


Conclusion?

C'est un bon comics SF/voyage dans le continuum espace temps dont le seul défaut et de trop enchainer les scènes. A lire pour les amateurs.

P.S: apparemment, Fear Agent du même scénariste est super bien.

Et Ab'num Fili Ch'tet!

mercredi 18 novembre 2015

Rocket Racoon - Les contes du demi-monde





Fiche Technique

Album : ROCKET RACCOON - LES CONTES DU DEMI-MONDE
Date de parution : 16 Septembre 2015
Collection : MARVEL VINTAGE
Editeur : Panini
Nombre de pages : 152
Poids : 610 g (NDVG: sérieux, ils nous vendent les livres au poids?).
Dimensions : 26,0 x 17,0 cm
Auteurs : Bill Mantlo (scénario) , Mike Mignola (dessin), Keith Giffen, Sal Buscema, Jack Kirby
Prix: 18€


Résumé

Avant de devenir membre des Gardiens de la Galaxie, Rocket Raccoon était le plus grand expert en armement de l'univers. Dans ce classique, le célèbre raton laveur enquête sur l'assassinat d'un fabricant de jouets... par un clown d'une entreprise concurrente. Retrouvez aussi les premières apparitions, inédites en France, de Rocket Raccoon et Groot !
(Contient les épisodes US Marvel Preview 7(II) ; Incredible Hulk (1968) 271 ; Rocket Raccoon (1985) 1-4 ; Tales to Astonish (1959) 13(I), publiés précédemment dans la revue MARVEL UNIVERSE (V3) 6, ainsi que 3 inédits)



L'avis du VieuxGeek: très bien pour les amateurs de vintage (prononcer sans l'accent SVP). Bien pour les fans de Rocket.

Tout d'abord, ne vous faites pas avoir comme des bleus en regardant la couverture. Mignola ne dessinait pas comme ça lors de ses débuts... Le style est complètement classique, rien à voir avec ce bon vieux Hellboy.
Pour une fois chez Marvel/Panini, les histoires... Sont assez bien choisies! Faites péter le champagne! L'intérêt de ce comics réside principalement dans l'histoire centrale, celle ou Rocket se bat contre les fabricants de jouets. Les animaux sont en charges des sinoques, des humains complètement barjots qui idolâtrent les Psys. Une moitié de monde est occupées par des machines étranges et autonomes, l'autre par les animaux et les sinoques (d'où le titre "demi-monde"). C'est dans ce contexte très originale que Rocket se battra contre les fabricants de jouets et leurs clowns tueurs. Pour les Alphas-Geeks qui connaissent, cet univers m'a rappelé le livre de P. K. Dick "les clans de la lune Alphane".

Je sens que la Taupe va taper au carreau!


Les autres histoires relèvent plus de l'historique que de la vraie histoire, mais ne sont pas inintéressantes, loin de là. On croise Hulk, perdu sur le demi-monde (dans cette histoire sont posées les bases du demi-monde), et Groot qui espère buter le monde entier en 10 pages (Groot POWER!). J'ai adoré la première histoire en N&B (la US Marvel Preview), même si c'est juste une preview (càd: y a pas de suite). Un bon N&B, ça claque dix fois plus que des vilaines couleurs baveuses faites à l'arrache par des gars avec moins de talent que le type du film "my left foot".
Tous ces animaux bariolés (des lapins tueurs, un morse avec des défenses version couteau-suisse) et ce monde donne l'impression d'être un vaste foutoir, complètement grand-guignolesque. Mais le tout est relativement ordonné!



C'est donc extrêmement old-school, et j'avoue avoir regretté la différence de dessin entre la couv' (qui avoine grave) et l'intérieur (qui avoine moins). Bin oui, j'adore Mignola. Et là... C'est du standard de l'époque. Tant pis.

Pour ceux qui espère retrouver l'ambiance du film des gardiens de la galaxies, oubliez. Le Rocket du récit n'a pas grand chose à voir avec celui du film. C'est un raton, ok, mais ça ne va pas plus loin.


Conclusion

Pour les fans de Rocket Raccoon et les amateurs de comics bien vintage.

On s'écoute les Beatles?







dimanche 15 novembre 2015

Deadpool - Tome 1 & 2 - Marvel Now!



Arrêtez-le! Il se tire avec mes ballons d'anniversaire!


Fiche Technique

Deadpool tome 1 - Marvel Now !
Brian Posehn (Scénario)
Gerry Duggan (Scénario)
Tony Moore (Dessin)
Date de parution : 05 Novembre 2014

Deadpool tome 2
Brian Posehn (Scénario)
Gerry Duggan (Scénario)
Mike Hawthorne (Dessin, Encrage)
Date de parution : 26 Août 2015
Prix : 15 euros

Résumé  du tome 1 (pris sur BD fugue)

Une armée de zombies déferle sur New York... Mais ces morts-vivants sont en réalité les anciens présidents des États-Unis ! Un seul héros Marvel a les compétences nécessaires pour les arrêter : Deadpool. Le mercenaire disert va notamment affronter Richard Nixon et Abraham Lincoln puis se mesurer à Ronald Reagan... dans l'espace !


L'avis du VieuxGeek: bien.

Ce qui est un brin chiant avec les collections Marvel, c'est que le tome 1 donne parfois l'impression d'être le numéro 3843 de la série et qu'on a loupé ceux d'avant. Le tome 1 de Deadpool (collection Marvel Now!) donne également un peu cette impression, mais rien de trop méchant. On parvient à accrocher les wagons sans trop de soucis une fois qu'on a compris les pouvoirs du bonhomme (régénération à la wolverine, il sait qu'il fait parti d'un comics).
Franchement, je préfère de loin les collections de chez Urban Comics. Le travaille des éditorialistes est bien meilleurs (ils se font au moins chier à proposer une chronologie). Les personnages principaux sont également présentés en débuts de livre pour comprendre d'où ils sortent, il y a un résumé des grandes lignes... Mais pas chez Marvel. Un tome 1 commence au moins par le début (dit comme ça...), même si je sais que Marvel Now! n'est pas un reboot mais une suite qu'il propose de prendre en cours. Bref, des explications n'aurez pas été de trop sur une double page en début de livre ("faut payer 2 pages de plus à l'imprimeur, ça risque de trouer le budget. Pis on s'en tape de tous ces cons de geeks qui achètent compulsivement", me soufflent les gros actionnaires de chez Panini/Marvel).

L'élite de la Nation sait s'amuser. Comme en vrai!


On retrouve donc Wade Wilson (pour les noob: il s'agit d'un clin d’œil plus qu'appuyé à Slade Wilson de chez DC comics, a.k.a Deathstroke) aux prises avec tous les anciens présidents morts des états-unis ramené à la pseudo-vie sous forme de zombards ultra balèzes, genre imbuttables même sous un métro. Pas mal comme speech, non?

Le SHIELD refuse d'appeler les Avengers pour éradiquer la menace présidentielle (Captain America buttant Lincoln, ça ferait désordre...). Leur choix se porte donc sur l'infâme Deadpool, dont l'absence de moralité n'ait plus à remettre en cause. Les persos secondaires sont assez sympas (les président sont marrants, Mickaël le nécromancien aussi), et ça part en cacahuète à chaque page. Un bon point.

Le second tome, sans en raconter trop (c'est pour ça que je n'ai pas mis le résumé. Malin le gars...), commence par un excellent faux flashback de Deadpool dans les années 70, où il est au prise avec le démon Vétis, un méchant cherchant désespérément à passer des pactes pour voler des âmes. La suite est basée sur cette courte intro. D'ailleurs, je préfère le tome 2 au premier.

On se marre bien, même si parfois on peut regretter l’absence d'un véritable scénar' (je ne demande pas du Alan Moore, mais on a plus l'impression d'assister à une suite de scènes rocambolesques), mais c'est également ce qui fait le charme de cette série Deadpool...
Les dessins sont excellents, vraiment rien à dire. Belle couleur, bonne mise en page... Le tome 2 laisse suggérer qu'il y aura une suite. Mais on peu très bien s’arrêter là.

Conclusion

C'est une bonne série pour les amateurs de Deadpool. Je n'ai toujours pas trouvé LE livre où l'on explique clairement l'origine de ses pouvoirs, son background et tout le toutim (une partie est dévoilée dans Deadpool massacre Marvel (la critique vient!)).
Mais bon, je suis un con de geek geek compulsif qui attend le volume 3!


lundi 9 novembre 2015

Martha Washington - La série






Fiche technique


Martha Washington, tome numéro:
1. Le Rêve américain Date de parution : 23/06/2010 
2. Temps de guerre Date de parution : 01/12/2010
3. La Paix retrouvée Date de parution : 11/05/2011Scénariste : MILLER Frank
Illustrateur : GIBBONS David
Coloriste : SMITH Robin
Série : MARTHA WASHINGTON
Éditeur: Delcourt
Collection : CONTREBANDE
Prix: environ 20€ le volume


Résumé éditeur du premier tome

Devenus depuis plus de dix ans le théâtre d'une guerre fratricide entre l'armée, les natifs américains et une milice de néonazis gays, les États-Unis n'ont plus d'unis que le nom. Dans ce monde à la dérive émerge Martha Washington, jeune femme qui va s'élever à la seule force de son courage et de sa détermination pour, au final, devenir le symbole qui empêchera le monde de s'autodétruire.

Je kiffe ces vieux dessins et ces couleurs bien criardes. Ca y est, je deviens un vieux con.


L'avis du VieuxGeek: cool

Franchement, je n'avais jamais entendu parler de cette série... Je ne pouvais prendre que trois livres à la bibli, alors que je voulais emprunter les 4 volumes des Aigles de Rome (série qui a l'air vraiment bien; au moins belle). En zonant dans les rayons où personnes ne va jamais (en plus, je suis presque à la campagne, imaginez la gueule des rayons!) je lis Miller et Gibbons sur la tranche. WTF? (c'est comme la WWF, c'est ça?). Bon, je m'échauffe, et tends le bras pour prendre les 3 TOMES D'UN COUP. Et ouais tas de fientes, je suis musclé comme The Rock. Un seul de mes pet suffit à vous envoyer dans le mur d'en face. 

La série sent bon les années cyberpunk, et l'anticipation rétro. Dans une de ses préfaces, Gibbons parle de la révolution d'utiliser l'ordinateur pour aider au dessin... Si ça ce n'est pas rétro...
L'histoire parle de Martha, une enfant issue des milieux les plus sordides, évitant la mort à chaque étape de sa vie, qui va finir par s'engager dans les forces militaires de la PAX (sorte de Nations Unis à l'américaine). Elle va connaitre la guerre dans tous les coins du monde et de l'espace, affronter la coalition des Néo Nazis-Gays (eux, je les kiffes graves!), les femmes qui veulent virer tout homme du pouvoir, une espèce de cyber-docteur maboule cloné, des intelligences artificiels tarées, et pas mal d'autres que j'oublie (bravo, le travail de documentation. BRAVO). 

Les fonds sont fait avec l’ordinateur. Moins chiant pour le dessinateur, mais le rendu est moins sympa...


Qu'est-ce que ça vaut? C'est sympa (surtout le tome 1), l'ambiance est bonne, c'est bien dessiné, c'est souvent drôle. Ce n'est pas le meilleur de Miller au scénario, même si, je le redis, ça reste une bonne série. Les personnages secondaires sont souvent plus attachant que Martha, car vraiment plus dépravés (genre l'ancien président dont il ne reste que le cerveau: on dirait Krang des tortues ninjas!).


On conclue et on va au lit (il est tard, je travaille demain)

Lisez-les si vous en avez l'occasion. Commencez par le (très bon) tome 1 (càd: n'achetez pas comme des cons les trois d'un coup) et voyez si vous êtes accros.

 

vendredi 4 septembre 2015

Deadpool: la nuit des morts vivants


La Nuit des Morts-vivants-pool.

Fiche technique


Titre original: Night of the living deadpool
Ramon Rosanas (Dessinateur)
Cullen Bunn (Scénario)
Date de parution 08/10/2014
Editeur Panini Comics
Collection Marvel Dark
Prix: 13€


Résumé éditeur

Après une violente indigestion, Deadpool sort du coma et découvre que l'apocalypse a eu lieu ! Les zombies ont envahi le monde... et le mercenaire ne souhaite pas finir dans leurs estomacs. Cullen Bunn, l'auteur de la Deadpool Massacrologie, vous présente le plus sombre récit dédié à Deadpool, dans la lignée de la Nuit des Morts Vivants de George Romero.




L'avis du VieuxGeek: sympa

Acheté au pif parce que j'avais bien kiffé Suicide Kings et Deadpool origines, Deapool - La nuit des morts vivants met en scène, comme indiqué dans le synopsis, une apocalypse de morts-vivants. Un récit sympa dans l'ensemble mais pas transcendant (un scénario? Où ça?). Le livre vaut le coup d'oeil pour ses excellents dessins et deux/trois bonnes vannes (son meilleur ami est une tête décapitée, façon Spawn - Violator (où l'histoire est racontée par le Violator, qui parle à une tête qu'il a arraché) et une conclusion sympatoche. Le dernier (court) récit est lui très drôle.

Voici une petite vidéo amateur bien faite pour comprendre l'histoire de Deadpool et ses particularités :



Conclusion

Pour les aficionados de Deadpool ou les inconditionnels des zombis de Roméro.

dimanche 30 août 2015

Lady Snowblood - Tome 1 & 2





Fiche technique*

Parution en 1972/73 chez Weekly Playboy
Paru le 23/11/2007 chez les éditions Kana
Titre : Lady Snow Blood
Catégories :Seinen
Mag. prépub. :Weekly Playboy
Prix éditeur : 12.5 EUR
Public :+ de 14 ans (NDVG: voir plus...)
Dessinateur : Kazuo KAMIMURA
Scénariste : Kazuo KOIKE


Résumé

Sayo, condamnée à la prison à vie pour avoir tué les assassins de son mari et de son fils, ne vit plus que pour une chose : la vengeance. Elle décide de mettre au monde un enfant en milieu carcéral afin qu'elle accomplisse sa vengeance. Elle décède malheureusement en couches en donnant le jour a une fille, Yuki, qui, suivant sa destinée, deviendra la redoutable Lady Snowblood, l'enfant du carnage, aux charmes aussi affutés que le sabre !

* (Source: manga sanctuary)

Qui sème le vent récolte la tempête!


L'avis du VieuxGeek: manga culte 

Comme le disait mon prof de philo à la fac, un objet de culte n'est ni beau, ni mauvais, ni bon, ni moche. Il est culte. Point barre. Et Lady Snowblood rentre dans cette catégorie très select. Pourquoi? Parce qu'en 72, j'y étais pas mais ça devait pas courir les rues un manga pareil. Et aussi qu'en 2015, on n'a pas fait bien mieux. C'est à cette époque qu'on a pu voir au ciné (chez Wild Side ou chez HK vidéo, une collection de DVD que j'adore) les Baby Cart ou encore les Hanzo the razor (le lien vous montre un passage croustillant dans lequel il est expliqué comment endurcir sa bite. J'ai essayé pendant des mois, et j'ai du faire de la chirurgie reconstructrice de la teub). Lady Snowblood a très certainement influencé(e?) la série La femme Scorpion avec la formidable Meiko Kaji (ça donne l'occaz de mater comme un pervers-pépère des meufs en taule. Sacrés Japs! Vous reconnaitrez dans l'extrait, si vous êtes mélomanes, un morceau figurant dans l'OST de Kill Bill).

Bref, Lady Snowblood  paraissait à l'époque dans Weekly Playboy, qui comme son nom le laisse penser, était un magazine spécialisé dans la moto trial indonésienne. Jean Pierre Dionnet nous dit, dans la préface du volume 1, que les auteurs devaient ajouter des scènes de cul (soft, on est en 72. Mais tout de même!) pour justifier la parution dans le Playboy. Le speech de base du manga est, je trouve, incroyable. Un récit de vengeance pure, où les gonzesses ont tout pouvoir sur les hommes. Surtout celui de se venger. Les histoires (parfois indépendantes, mais en suivant le fil conducteur de la Vengeance de Yuki, l'enfant du Carnage) sont excellentes, d'une incroyable originalité, mises en scènes magistralement (le découpage/dessin est ultra dynamique!) et d'une violence grisante (on se rappelle que l'on est en 72. On essaye d'imaginer...).

A poils en plein hiver? Même pas froid!


Pour conclure

Vous l'aurez compris, la série Lady Snowblood fait partie des Must-Have de tous collectionneurs et amateurs de manga dignes de ce nom. Adultes bien sûr... Je n'ai pas lu le tome 3 (ils ne l'avaient pas à la bibli...) mais d'après les critiques que j'ai pu lire ailleurs (Source: sans), le troisième tome est de qualité équivalente. Faite péter 3 x12,5€ chez le libraire.

A lire impérativement.



dimanche 16 août 2015

Sam & Max - Police Freelance




Rhââââ!.. Enfin! Un éditeur l'a fait! Vite, je cours à poil chez le libraire en moonwalk pour le voler!


Fiche technique


Auteur: Steve Purcell
Editeur: onapratut
Album broché à rabats
17 x 24 cm
200 pages N&B et couleurs
Prix : 20 €
Parution : 23 avril 2015


Résumé éditeur

Sam est un chien d’1m80 portant costard-cravate et feutre-mou façon Bogart. Max, c’est cette petite chose hyperactive en forme de lapin qui l’accompagne. À eux deux, ils forment la Police Freelance.
Leur mission ? Botter les fesses des vermines de tous poils, tout en mettant un maximum de boxon.
Leurs méthodes ? Une imagination débordante, une complète inconscience et surtout un goût prononcé pour la violence gratuite.
Des Philippines à l’hypermarché du coin, de la face cachée de la Lune à l’Égypte ancienne, ils affrontent des cafards de vingt mètres de haut, des extra-terrestres en slip kangourou et des pirates libidineux.
Et si la justice finit toujours par triompher, on ne peut pas dire que la morale soit forcément sauve…

(Les aventures de la Police Freelance se déclinent également en jeu vidéo (Sam & Max Hit the Road chez LucasArts et une trilogie chez Telltale Games), et en dessin animé.)

L'avis du VieuxGeek: INDISPENSABLE   pour les fans du jeu Lucas Arts, Bien pour les autres (les gens normaux qui mangent des chips).

Sam et Max, pour moi c'était à l'origine ça:


Mais en fait, c'était un comics datant (pour le premier épisode) de 1987 qui n'avait pas été traduit. Et je ne devais pas avoir l'âge de prendre les transports en communs seul pour aller à la Fuck (Fnac pour les non-initiés) dépenser les thunes de mémé glanées à Noël, si jamais la BD existait chez nous à cette époque.

Le comics, dont vous voyez la couverture au début de l'article, est un compilé de toutes les histoires de Sam & Max Police Freelance (hormis celles parues sur blog/internet). Pour ceux qui ne connaissent pas du tout et qui n'ont jamais eu la chance de jouer au jeu vidéo, Sam & Max est un condensé de conneries. Au sens noble du terme. L'absurde y règne en maître, l'humour potache (mais pas lourd) et la violence gratuite viennent agrémenter le tout. On peut croiser dans les pages du livre des cafards géants, des démons poulpes, des vieilles qui ont fait "crac-crac" avec des extra-terrestres, j'en passe et des meilleurs.

Il n'y a donc aucune, mais strictement aucune, continuité dans les histoires (c'est mon unique regret, je m'attendais à une bonne grosse histoire bien débilos comme le jeu!). Les dessins sont en noir et blanc sur les 2/3 du livre. Le dessin très cartoon de Steve Purcell est vraiment génial, et chaque cases est bombardées de détails absurde et drolatique (un peu façon Sœur Marie Thérèse des Batignolles chez Fluide Glacial).



Quelques extraits de dialogues du jeu/du livre:

- Max, j'ai quelque chose dans l'oeil.
- Essaie de l'enlever avec une fourchette, avec moi ça marche à tous les coups. 

- Ca va Max? 
- Ca vasotomie.

( Sam) - Eh! Tu n'es pas fumeur, qu'est-ce qui te prend?
(Max) - J'essaie d'avoir l'air cool pour attirer des filles faciles, et qu'elles m’emmènent à las maison et lavent mes chaussettes et me fassent du chocolat chaud et nettoient mes oreilles avec un grand coton-tige.

Pour les anglophobes, vous pouvez tenter de survivre à la VO en regardant les animés. Ca à l'air pas mal, mais je suis une bille en anglais (alors pour comprendre les vannes de Sam & Max, courage...). Voici le premier épisode.



Conclusion

J'espère que Purcell refera des épisodes de Sam & Max... Une grosse histoire longue... Je m'en vais sacrifier des chatons mignons à Satan/Yahvé/Hallah/Rael/Moon pour espérer une réponse rapide et positive!