dimanche 27 mars 2016

Ladyboy vs Yakuzas - la série.


Pourtant, on dirait...


Fiche technique de la série

Editeur(s): Akata
Auteur: SAKURAI Toshifumi
Date de sortie: 26/02/2015 pour le T.1 et 25/02/2016 pour le T.5
Format: 127 x 180 mm (M)
Prix: 7.95 €
Nombre de pages: 192
Collection: WTF

Résumé éditeur du volume 1

Kôzô Kamashima était un jeune yakuza plein de potentiel. Oui, mais voilà… Ce jeune premier a eu la trop mauvaise idée de coucher avec la fille ET l'épouse de son big boss. Et comme tout se sait, chez les mafieux… Le parrain japonais, fou de rage, décide alors de se venger, et sa punition est terrible : de force, il fait opérer le pauvre Kôzô, pour lui retirer… ses bijoux de famille ?! Devenu transsexuel malgré lui, Kôzô est ensuite envoyé sur la pire île du monde entier : l'île du désespoir absolu, où vivent reclus des yakuzas sans foi ni loi. Ces derniers, privés depuis des années de présence féminine, voient en l'arrivée de « la » pauvre Kôzô un signe du destin : enfin, ils vont pouvoir assouvir leurs pulsions sexuelles. Dès lors, commence une terrible course poursuite entre Kôzô - pas encore habitué(e) à son nouveau corps - et une bande de dégénérés fous furieux prêts à tout… Y compris à s'entretuer !



L'avis du VieuxGeek: série culte.

Je sais que vous, mes (2) fidèles lecteurs, vous connaissez ma passion déchainée et le culte que je voue à ce putain de manga. Alors voilà, la série vient de s'achever. Cinq tomes. Cinq livres pour le survival le plus barré, le plus barjot, et de très loin le plus original jamais créé dans le genre. Sérieux, y a pas eu mieux ou alors j'ai loupé un tournant dans ma carrière de geek.

Vous avez lu le résumé. Vous savez donc que le speech est original. Je m'étends pas la dessus, je l'ai déjà dit pour le volume 1. Mon doute existentiel était le suivant: l'auteur allait-il réussir à nous tenir en haleine sur une série de ce genre avec un speech pareil?

Oh, oui.

Kozo tente donc de survivre sur l'île de Konlankhul face à cent pervers psychopates tous plus pervers et psychopates les uns que les autres. L'auteur a poussé la taréitude (c'est un néologisme, inscrivez-le dans le dico) de tous ces pervers pépères à son paroxysme.
Le schéma narratif reste le même sur l'ensemble de la série, et c'est peut-être là le seul défaut (mais bon, j'aurai bien été emmerdé si j'avais dû de faire mieux...). Kozo se trouve un allié potentiel parmi les jojos, se retrouve dans la merde, s'en sort (ou pas vraiment, c'est selon) et ainsi de suite. Les "alliés" de kozo sont évidemment délirants, et d'une perversion sans limite (la palme d'or revient à George le sans bite).


Ne t'inquiète pas Kozo, elle a été transmise au don d'organes.


Ce qui est vraiment génial, c'est que tous les perv' ont une personnalité et un historique propre que l'on peut lire dans les bonus de fin de volumes. Il suffit de travailler 15h par jours en moyenne et 7j/7 pour étoffer l'histoire tout en dessinant et en tenant les délais de malade que les maisons d'éditions imposent aux mangakas (un chapitre par semaine...). Bref.

Il y a une interview de l'auteur à la fin du volume 5 réalisé par F.Fasulo (le rédac' chef de MadMovies). Et là, stupeur et stupéfaction, c'est du n'importe quoi. Sakurai a fait n'importe durant sa carrière. Il a testé des tonnes de trucs louches (des puttes, des trav', des immondices, des hôtels zarbis...). A lire absolument et en détail. Qui d'autres qu'un japonais peut faire ça? Personne sauf un japonais. Sur le site de l'éditeur, on peut lire: "Depuis quelques années, il est surtout connu pour ses reportages sur des endroits dangereux et des maisons de prostitutions, publiés dans des magazines de "non-fiction". Celui a valu le surnom du "Roi du manga-resportage sur les maisons de prostitution décevantes". Pour réaliser ces fameux mangas-reportage, il a voyagé à travers tout le Japon."


Conclusion

Une série appelée à devenir cultissime, pas du tout mainstream, réservée à une niche de lecteurs hardcore. Filez vite les achetez, à mon avis ça ne restera pas longtemps sur les étagères... J'espère que d'autres ovnis du genre suivront! Pour mon prochain cosplay (ou mon prochain premier, c'est selon), je me déguise avec 99 potes en pervers en slip. Ca vous parle?

dimanche 28 février 2016

Le vagabond de Tokyo - La série (ou presque)



Une des couvertures originales


Fiche technique

Scénario : Fukutani, Takashi
Dessin : Fukutani, Takashi
Couleurs : <N&B>
Editeur : Le Lézard Noir
Format : plus grand qu'un manga, plus petit qu'une BD (bon ça va, j'ai la flemme d'aller mesurer!)
Planches : environ 390
4 tomes sortis entre 2009 et 2014
N.B: à l'heure où j'écris ces lignes, le T.2 est en rupture de stock.
Prix: environ 24 euros
Info édition : Couverture avec rabats, sans jaquette.


Résumé

Yoshio Hori, 22 ans est un véritable laissé pour compte de la bulle économique des années 80. Il alterne les jobs payés à la journée sur les chantiers de Tokyo, se nourrit de nouilles lyophilisées et claque sa paie dans les bars à hôtesses. Il n’a d’autre choix que de vivre dans sa chambre miteuse et crasseuse de la Résidence Dokudami qui résiste comme un ultime îlot au milieu de immeubles flambants neufs de la nouvelle Tokyo.

Source: bédéthèque

L'avis du VieuxGeek: fan :D

Les tribulations mélancolique d'un jeune adulte dans le tumulte Tokyoïte. Voilà ce qu'est véritablement le speech de la série. Avant de critiquer quoi que ce soit, il faut se mettre dans le bain et découvrir l'auteur, Takashi Fukutani (tout cela est expliqué dans le volume 1). Voici un article que j'ai pompé et un peu modifié:

 

Takashi Fukutani, sa vie, sa merde.

Takashi Fukutani était alcoolique, déjanté, pauvre, fainéant. Il décèdera à l'âge de 48 ans. Son manga, Le vagabond de Tokyo, nous entraine dans tous les pires aspects de la vie nippone. Il nous fait rencontrer pèle-mêle: des drogués, des yakuzas, des prostitué(e)s, des travelos, des freaks, des proxénètes, des losers... Bref, la totale.

L'auteur, durant la période faste du manga.


"Résidence Dokudami" est un manga particulier. On y retrouve surtout un condensé de tranches de vie de personnages hors normes. Le manga met en scène un loser fainéant et obsédé, qui n’a pas les moyens de vivre autre part que dans une pension miteuse et délabrée, la résidence Dokudami. Issue de l’imagination fertile du mangaka Takashi Fukutani, le manga nous décrit le quotidien d'une vie faite de galères et de rencontres saugrenues.

Le héros, Yoshio Hori, ne vit que d’expédients et s’il travaille quand il arrive à se lever (ou s'il n'a pas trop la flemme), c’est en tant que manœuvre sur des chantiers. Autour de lui gravitent des personnages qui sont l’occasion de s’intéresser à plusieurs facettes de la société japonaise : la solitude, l’homosexualité, le sida, la pauvreté, l’alcool, la prostitution, des mineurs fugueurs etc... Takashi Fukutani va au delà de la simple description, même talentueuse: il se donne les moyens de faire vivre à son héros une réalité sous une perspective qui normalement nous échappe. Le mangaka s’affirme comme le porte-parole de ces laissés-pour-compte et comme un fin observateur des vies en marge de la société, puisant souvent dans son vécu pour construire ses histoires.

Un mal-être noyé dans l’alcool

Peu intéressé par les études, il s’est distingué très vite par la qualité de son dessin (même si ces premiers mangas étaient bien merdique sur cet aspect là. C'est juste qu'il aimait dessiner, que c'était quelque chose qui ne le faisait pas trop chier!). Mais à 16 ans dans un contexte familial difficile, sa jeunesse se délite. Trublion, obèse et drogué, il fait les 400 coups qui lui vaudront une arrestation et une liberté surveillée. Fainéant, alcoolique n’aimant que le dessin, il a du mal à se stabiliser changeant fréquemment de travail, parfois filant après avoir touché une avance.

A 25 ans il s’installe avec une strip teaseuse qu’il enverra faire le tapin à l’occasion. Un jour dans un magazine de manga, il relève une annonce d’un dessinateur qui recherchait un assistant. Il s’y rend mais s’enivre avant afin de surmonter sa timidité. Il n’est pas retenu car il manque de technique mais le dessinateur lui versera le salaire d’une journée. Takashi Fukutani est touché que l’on puisse le payer pour quelque chose qu’il aime faire. C’est une révélation, il décide de se mettre plus sérieusement au manga.

#VDM

Deux ans après, il se fait embaucher dans une revue de manga tout en continuant un travail sur les chantiers. Mais son univers noir ne séduit pas. A court de commande, il se lance dans quelque chose de plus trash, « un récit comique aux accents vulgaires ». Son univers est planté, la résidence Dokudami, bâtiment délabré accueillant les laissés-pour-compte de la société japonaise: ses exclus, ou des hommes et des femmes en rupture de ban. Nous sommes en 1980, il a 28 ans. Irrégulier dans son travail et manquant d’inspiration à la fin, il arrêtera la série 14 ans plus tard après avoir dessiné 663 épisodes. Ravagé par l’alcool et la maladie, il décédera d’un œdème pulmonaire le 9 septembre 2000 à l’âge de 48 ans. Il laisse une œuvre emblématique couronnée par un succès d’édition.

Un autre bon article sur l'auteur:

https://theharakiri.wordpress.com/2013/08/15/takashi-fukutani-le-genie-de-la-foule/

Voilà pour le bonhomme! Sacrée vie, non?

Qu'est-ce que ça vaut alors?

Et bien c'est excellent. Yoshio, le pseudo-héro, n'est qu'une sombre merde, une épave inspirée de la vie de l'auteur. Pas capable de bosser, incapable de la moindre rigueur pour quoi que ce soit (sauf glander ou chercher un plan cul), il se contente de survivre à son quotidien bien merdique, dans sa piaule cradingue et envahie par les sopalins-main-gauche (vous vous reconnaitrez!). Il rencontre toutes sortes de personnages, tous plus louche les uns que les autres (mon préféré est le fétichiste des petites culottes. Celui-ci apprendra à Yoshio les arcanes secrètes de la perversité du fétichiste collectionneur de slibards d'étudiante: faire chauffer les culottes au dessus d'une lampe de chevet pour en faire remonter les effluves, le tout avec le sopalin-main-gauche). Il collectionnera les boulots de merde, car les chantiers sont crevants. Il n'hésitera pas à travailler dans des salons de massage (où l'on vous masse le sgeg en fait, au travers d'un trou dans le mur), et ira même jusqu'à se prostituer pour gagner quelques sous... La grande vie quoi! Et Yoshio finit toujours par "perdre" à la fin, en pleurant son malheur dans sa propre flaque de gerbe, après s'être bourré la gueule avec l'alcool le moins cher existant... Franchement, c'est souvent très triste!


Les rêves de Yoshio... Il ne pense qu'à baiser! (Comme nous tous d'ailleurs!)

Au niveau dessin, j'ai lu dans le volume 1 (où se trouve la biographie de l'auteur) qu'on lui reprochait d'avoir piqué le dessin de Dr Slump... C'est pas vraiment choquant. J'aime bien son trait.

Au niveau des histoires publiées, il n'y a aucun lien chronologique. C'est sur que la série est parue sur 14 ans, donc il a fallu trier, surtout qu'apparemment certains épisodes étaient franchement merdiques/plagiés sur d'autres histoires. Vu le rythme de ces barjots de mangakas, on le comprend aisément. Vous pouvez donc commencer dans à peu prêt n'importe quel ordre.

Conclusion

C'est une très bonne série, clairement orientée pour les jeunes adultes mâles. Le volume deux est actuellement indisponible (je ne l'ai pas lu...). Un peu cher dans l'ensemble (24 euros le manga tout de même...), mais tellement atypique comme série!

Allez, je retourne me faire infuser un string.


jeudi 18 février 2016

Deadpool - le film




Fiche Technique

Date de sortie 10 février 2016
Durée: (1h 48min)
Réalisateur: Tim Miller
Acteurs: Ryan Reynolds, Morena Baccarin, Ed Skrein...


Résumé

Deadpool, est l'anti-héros le plus atypique de l'univers Marvel. A l'origine, il s'appelle Wade Wilson : un ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Après avoir subi une expérimentation hors norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, il va devenir Deadpool. Armé de ses nouvelles capacités et d'un humour noir survolté, Deadpool va traquer l'homme qui a bien failli anéantir sa vie. 

Source: allociné


L'avis du VieuxGeek: sympa :)

Deadpool en film, qui y croyait? Marvel a cependant fini par le faire. C'est pas plus mal qu'ils aient attendu en fait, ça leur a permis de s'entrainer sur toutes les licences de merdes existantes au préalable (Daredevil, Elektra, Ghost rider, Wolverine...). D'après les anecdotes de allociné, le film n'aurait couté "que" 50 millions de dollars (contre 250 pour l'ère d'Ultron, une sombre merde pour ma part) et a été réalisé par Tim Miller (dont c'est le premier film).

50 millions de dollars pour un premier film. Ça ne vous trou pas le cul vous? Bon, passons. Qu'est-ce que vaut ce film à Low budget (on est en Amérique, nous, low budget c'est en dessous de 500€, hotel formule 1 compris dans les prestations)? Et bien c'est pas mal du tout. Le perso de Deadpool est fidèle aux différents bouquins, c.à.d qu'il est incapable de fermer sa grande gueule, ce sentant obligé d'enchainer les vannes à vitesse exponentielle. L'histoire, bien que pas originale pour une thune (je dois buter le méchant qui m'a fait ça, le vilain!), nous permet de voir d'où vient le mercenaire disert, chose qu'il est assez difficile de voir dans les comics. D'ailleurs, je ne les ai jamais lu, pas même dans le comics "Deadpool - Les origines", c'est pour dire comment Marvel se prend la tête sur ses comics et respecte son lectorat... Mais bon passons (bis).
Il est à noter que le pouvoir "conscience d'être dans un comics" de Deadpool n'est pas expliqué durant ce film, alors qu'il s'en sert en permanence. Dommage? Pour les curieux, lisez "Deadpool massacre Marvel"



Nous avons donc une histoire de merde mais on s'en fout, une violence outrancière, du meurtre, de la baise (j'en ai étais le premier surpris... C'est le Symptôme Spartacus je pense) des effets spéciaux qui dépotent grave (la scène d'intro suffit à démontrer la maitrise des mecs) et des persos pas toujours géniaux. Ouais. Ma déception vient du grand méchant. Le mec semble avoir moins de 40 ans, et est à la tête d'un complexe zarbi d'expérimentation pour se construire une armée de mutants qu'il contrôlera après leur avoir introduit une puce électronique dans la tronche. MAIS OU EST LE SAVANT FOU? Bordel! Rien n'est respecté! Un savant fou n'a pas le droit d'être jeune et athlétique. Pas dans les codes du comics! En plus, son super pouvoir, c'est d'avoir des réflexes améliorés et de ne plus ressentir la douleur (il me manque un bras? Ha bon?). Mais, ça n'empêche pas Deadpool [SPOILER!!!!] de le latter facilement, sans jamais s'apercevoir que le vilain avait bel et bien des réflexes de oufs [FIN SPOILER].

Concernant les autres persos, on retrouve la team habituelle de Deadpool: la fouine, son pseudo pote, et Blind Alfred, qui pour les besoin politiquement correct du cinéma américain est devenu une noire américaine (en même temps, j'aurai trouvé sa louche qu'une fumeuse de crack soit blanche. HEIL!! #humourtasdeconsquiprennentcaaupremierdegré). On aime Gina Carrano dans son rôle de mutante trop forte (ouais, son pouvoir c'est d'être trop balèze), parce qu'elle est grave canon et ressemble moins à une petite petasse que la meuf de Deadpool. J'adorerai qu'elle me fasse suffoquer, la tête prise dans un triangle entre ses cuisses musclées, oh oui...

Il est a noté qu'il y a un sacré paquet d'images/remarques de cul bien graveleuses. De l'humour américain en fait. "Oh non, j'ai pris un balle dans l'anus"; "chéri c'est la journée de la femme, enfonce moi un plug dans le cul", etc. Je ne trouve pas que ça apporte grand chose au film, au contraire (je ne suis pas une prude, je préfère de "vrais" vannes). On s'imagine bien les scénaristes élaborer leur précieux script: "alors là, il dit: tu sais où tu peux te le mettre? Et il lui répond: je peux pas, j'y est déjà rangé ma xbox"). Il faut mieux mater du south park pour entendre ça, c'est plus drôle.


Conclusion

Un bon film, fidèle, violent, sanglant, divertissant. Que demande de plus, ne manquerez-vous pas de me demander, vous mes deux fidèles lecteurs? Des places de cinéma qui couteraient moins de 11,30€ serait déjà un bon début, et des connards derrière vous qui ferment leurs grandes gueules pleines de popcorns sans avoir à les menacer. Mort au pathé!

mercredi 13 janvier 2016

Dungeon Saga: la quête du roi nain




Fiche technique

Éditeur: Mantic
Genre du jeu: Dungeon Crawling
Prix du jeu: 79€ (trouvable à 67€ ici, c'est un site sûr, je commande régulièrement)
Date de sortie: 12/2015


Résumé éditeur

Il y a plus d'un millénaire, Valandor, le plus grand héros de tous les temps, est mort en combattant pour protéger les vies de ceux qui l'entouraient. Son fabuleux héritage profite aux peuples du continent tout entier. Aujourd'hui, le sorcier déchu Mortibris convoite les secrets du pouvoir de Valandor. Ne reculant devant rien pour les obtenir, il pille et profane des sites sacrés à la tête de ses répugnants serviteurs morts-vivants. Seuls les héros les plus intrépides osent s'opposer à lui. Venus des quatre coins de Mantica et rassemblés par le hasard, ils s'enfoncent bravement dans les profondeurs, prêts à affronter toutes les horreurs qui les y attendent...

Héros, c'est ici que commence votre quête !

Lancez-vous dans une aventure épique pour 2 à 5 joueurs avec le jeu de plateau Dungeon Saga. Avec ses figurines finement détaillées et ses règles que vous découvrirez en jouant, cette boîte contient tout ce dont vous avez besoin pour transformer une simple table en un mode riche et immersif, peuplé de héros et de monstres. Vous pouvez jouer une partie indépendante en à peine 30 minutes, ou enchaîner les aventures conçues avec le plus grand soin pour des heures et de heures d'exploration de donjon dans les règles de l'art.
  • Une campagne narrative épique
  • Une atmosphère fidèle aux grands classique des jeux « de quêtes »
  • Des règles simples qu'on apprend en jouant
  • Des personnages qui évoluent au fur et à mesure de leurs aventures
  • Des donjons en 3D créés à partir d'illustrations superbes, de portes, de tonneaux, de bibliothèques et de bien d'autres accessoires !
  • 26 figurines détaillées et déjà montées en plastique coloré
  • Une boîte évocatrice à l'apparence d'ancien grimoire
Un joueur joue le rôle du terrifiant Maître du donjon, à la tête des forces maléfiques, et les autres se partagent les puissants Héros. Chaque Héros possède ses forces et ses faiblesses, et la coopération est la clé de la victoire. Le puissant Barbare peut massacrer plusieurs ennemis à la fois mais il n'a qu'une armure légère et est donc vulnérable face aux ennemis les plus forts. Si le Guerrier nain n'est pas aussi puissant, il est plus régulier en combat car son épaisse armure lui permet de résister à la plupart des attaques. La Patrouilleuse elfe n'est pas une guerrière aussi aguerrie qu'eux. Elle préfère rester à distance pour profiter aux mieux de ses talents affutés d'archère. Enfin, il y a le Sorcier. Si ses compagnons se moquent parfois de son inaptitude au combat, c'est souvent sa magie qui leur apporte la victoire. Si les autres Héros parviennent à le maintenir en vie, bien sûr.
Cette boîte de base sera soutenue à l'avenir par toute une série de suppléments qui ajouteront de nouveaux défis et modes de jeu à votre Dungeon Saga. Le premier de ces suppléments sera le Compagnon de l'aventurier. Il introduira un système d'intelligence artificielle pour jouer en solo ou en coopération totale, la possibilité de créer des personnages uniques à partir de n'importe quelle figurine de votre collection, les outils nécessaires pour créer vos propres donjons, et bien d'autres choses encore !
Le destin du monde est en jeu. Quel sera votre rôle dans la légende épique de Dungeon Saga ?



L'avis du VieuxGeek: putain de fan! Le successeur d'Hero Quest est là!!!

Lors d'un mail, un pote suivant l'actualité des jeux, et regardant de près les sorties de chez Mantic, a eu le malheur de m'envoyer le lien de ce putain de jeu. Et là, stupeur et tremblements, une seule idée m'a habitée pendant plusieurs semaines: est-ce que j'achète Dungeon Saga (DS)? J'ai déjà descent V1 qui est un jeu du même type... Est-ce que ça fera doublon? Vais-je jouer au deux? Après une période de doutes existentiels, je suis allé à Hobby Shop voir le gentil vendeur qui m'a fait tester le scénario d'initiation. Et là, le doute n'était plus permis.

Le jeu est donc un Dungeon Crawling (rappel: en gros, des héros se promènent dans un donjon, défouraillent les monstres, récupèrent les trésors, et doivent sortir du donjon ou remplir un objectif pour gagner). Un joueur joue le rôle du nécromancien (il connait l'aventure et les plans du donjon), l'autre ou les autres joue les 4 héros (nain, barbare, archer, mage).



Voici les points remarquables de DS: 

  •  La mécanique du jeu est old school. Et sans aucunes failles!
Mais dans un sens positif. Le système est extrêmement clair. On sent que les concepteurs maitrisent ce type de système. Pas de doutes possible sur les points de règles. Un exemple: on bouge et on attaque. L'inverse n'est pas possible. Ca paraît chiant comme ça, mais à l'usage, c'est mieux. Ca force à trouver des stratégies.
Le choix des héros est aussi clairement dans cet optique, jugez plutôt: nain, barbare, magicien, elfe. Ca vous parle? Franchement, les 4 héros sont équilibrés et travaillés. Je préfère mille fois ça plutôt que d'avoir le choix entre 15 héros foutraques et déséquilibrés.

J'adore le système de combat. J'ai lu sur le net que certain le trouvait lourd... Je pense qu'ils se plantent. Je trouve que cela rend les combats plus intéressants (attaquants et défenseurs jettent les dés et comparent les résultats). 

Les deux quêtes d’initiations sont un énorme plus, et permettent de jouer super rapidement.


  • Le sytème de magie
 J'adore. Le mage possède un certain nombre de cartes magie. La magie se "recharge" chaque tour (certains sorts mettent 2 tours à se recharger. Les concepteurs ont introduit un habile système d'orientation des cartes pour visualiser ces temps de rechargement). Les sorts sont originaux (briser les scellés d'une porte, sorts d'attaque majeurs et mineurs... Les puissants sorts étant plus long à se recharger).


  • Les actions héroïques
Il fallait y penser: chaque héros possède l'équivalent d'une furie (ou d'un coup spécial, comme vous préférez), et peu l'utiliser une fois par donjon. Efficace!


  • La difficulté
DS est un jeu exigeant, pour ce que j'ai pu constater (nous avons jouer 6h, les scénarios d'initiations et le premier). La difficulté est élevé. Ce n'est pas un jeu pour les noob! Mais le challenge est intéressant et donne envie d'être relevé jusqu'à la fin.

Le hasard reste la grande inconnue d'une partie (bin forcément me direz-vous...). Si vous avez la main chanceuse, ça passera. Sinon, crevez bandes de faibles.


  • Le matos
Le point faible du jeu pour moi. Le plastique des figurines est assez merdique. C'est mou, ça plie, c'est tout fin... Mais elles ont un bon design. Le mobilier est solide et apporte un visuel/volume bienvenu sur la table. Les dalles ne s'emboitent pas (il faut utiliser des clips plastiques...). Perso, je ne clip pas les dalles.
Petit plus: c'est de la même taille que les figurines et le plateau d'Hero Quest... Les cross-over sont en préparation! On va se refaire les scénar' Hero Quest version DS!

  • La campagne
Les scénarios se suivent, et proposent une progression pour les 4 héros tout en donnant un fil narratif. Mais les héros ne conservent pas l'équipement qu'ils ont gagné dans le donjon pour la prochaine partie (en fait, ils le conservent plus ou moins: qu'ils ramassent ou non le contenu des coffres, les héros en sont pourvus au départ de la quête suivante). Et vu que le temps est compté dans les donjons (on doit finir avant que le Nécromancien finisse son deck), on peut raisonnablement penser qu'ouvrir un coffre soit une perte de temps, car utilisable sur quelques tours uniquement. A voir.

  • La boîte
Ca va paraître con comme ça, mais des rangements sont prévus à l'intérieur de la boite. Ils ont même mis des sachets plastiques à zip pour ranger! GG les mecs!!!

Les différences par rapport à Descent V1

Si vous ne connaissez pas descent, on s'en fout. Lisez par curiosité ou pas.

C'est ce qui m'a fait le plus hésité: possédant déjà Descent (1ère édition, que beaucoup préfère à la seconde), j'avais peur de me taper un doublon. Voici les principales différences:

- La taille des donjons: de 2 à 5h pour un donjon dans Descent, de 30' à 2h pour DS.
- La mort des héros: dans Descent, le maitre du jeu gagne des points en butant les héros, qui ressuscitent par la suite. Dans DS, un héros mort.... est mort.
- La difficulté: difficile dans les deux cas. Mais, du fait de la mort définitive des héros, DS semble plus exigeant. De plus, la mécanique étant plus rigide (mais plus clair!), cela force à être encore plus finaud.
- Le temps de préparation des parties: largement plus rapide dans DS. Je mets 30 minutes à préparer les cartes, plateaux, marqueurs, etc dans Descent.
- Le mode campagne: les héros évoluent selon l'envie des joueurs dans descent (équipement et capacités). C'est imposé dans la boite de base de DS. Mais, apparemment, cela sera disponible dans la prochaine extension (compagnon).
- Des boss uniques dans DS, avec figurines spéciales.

Descent reste un très bon jeu cependant. Mais différent: plus de matériel, parties plus longues, plus de baston. Bref, il faut avoir du temps pour jouer à Descent! Si vous en avez moins, préférez DS.


Contenu de la boite (copier/coller du site éditeur)


Toutes les règles nécessaires pour jouer à Dungeon Saga :
  • Un Guide de démarrage rapide, étape par étape, de 8 pages
  • Un Livre de règles Dungeon Saga de 24 pages
  • Un Journal de quêtes Dungeon Saga de 32 pages

26 figurines prêtes à l'emploi en plastique coloré, sans aucun assemblage nécessaire !
  • Orlaf le Barbare
  • Rordin le Guerrier nain
  • Madriga la Patrouilleuse elfe
  • Danor le Sorcier humain
  • Mortibris le Nécromancien
  • Elshara la Banshee elfe
  • Grund le Roi nain mort-vivant
  • Hoggar le Chaman troll zombie
  • 4 Guerriers squelettes dans deux poses différentes
  • 4 Zombies dans deux poses différentes
  • 2 Archers squelettes
  • 2 Zombies en armures basiléens
  • 2 Spectres
  • 2 Revenants nains
  • 2 Trolls zombies

Un donjon en 3D entièrement interactif :
  • 33 tuiles réversibles de pièces et de couloirs en carton épais
  • 50 clips en plastique transparent pour assembler votre donjon

10 portes de donjon en plastique :
  • 6 portes simples
  • 2 herses simples
  • 2 doubles portes

22 éléments de mobilier en plastique, dont :
  • 4 coffres et leurs couvercles
  • 4 tonneaux
  • 2 tables
  • 1 bibliothèque
  • 1 secrétaire du sorcier
  • 1 puits
  • 1 lutrin et son livre
  • 1 trône
  • 1 tombe
  • 1 Râtelier

Tout ce qu'il vous faut pour jouer :
  • 8 fiches de personnage pour vos héros et leurs ennemis
  • 1 tableau du Maître pour joueur Nécromancien
  • 6 dés blancs pour le Maître du donjon
  • 6 dés bleus pour les Héros
  • 22 cartes d'Ordre Maître du donjon
  • 9 cartes de Sorts mineurs
  • 12 cartes de Sorts majeurs
  • 27 cartes d'objets magiques
  • 8 cartes de capacités
  • 1 réglette Portée longue
  • 1 réglette Portée courte
  • 24 marqueurs Blessure
  • 4 marqueurs Héros
  • 24 Tas d'os
  • 6 marqueurs Fissure
  • 1 marqueur Effondrement
  • 3 marqueurs d'effet de Sort Magie commune
  • 1 marqueur d'effet de Sort Géomancie
  • 1 marqueur d'effet de Sort Sorcellerie
  • 4 marqueurs d'effet de Sort Nécromancie
  • 1 marqueur « Tu es en mon pouvoir »
  • 16 marqueurs Expérience
  • 1 coœur de Banshee en 4 morceaux
  • 15 marqueurs Porte

Les figurines sont fournies montées mais non peintes.

Conclusion

Dungeon Saga s'adresse à tous les fans de Dungeon Crawling, à tous les fans de jeux styles Heroic Fantasy, à tous les fans de jeux de castagnes, à tous les fans d'Hero Quest. Bref, à tout le monde. Le prix de 80 balles peut refroidir (sauf si vous commandez sur le net). Mais dites vous que c'est 10 euros de plus qu'un jeu vidéo (auquel vous pourrez jouer 2 ans, après il vous saoulera et votre console sera périmé. Il finira dans un obscure carton). Et surtout, c'est un putain de bon jeu, on y joue entre potes à la même table, on se marre bien. On joue/l'installe rapidement, le stockage/installation du jeu est facile du fait des rangements dans la boite, les règles sont simples à se rappeler et très claires...

J'espère que la gamme suivra car les extensions sorties chez les rosbifs semblent prometteuses.

Foncez les gars, ce jeu déchire.


mercredi 6 janvier 2016

GTO Paradise lost - Tome 1 & 2


Onizuka est de retour!
Fiche technique

Titre: GTO Paradise Lost
Dessinateur : Fujisawa Tôru
Scénariste : Fujisawa Tôru
Nb de pages: 192
Prix: Environ 7€
Nombre de volumes parus en France : 2
Sortie le 30 Septembre 2015 pour le tome 1

Résumé éditeur

Le nouveau challenge d'Eikichi Onizuka : la classe des stars du showbiz de l'école Kisshô !
Le prof indigne fantasme déjà sur sa vie de rêve dans un paradis peuplé de starlettes à croquer… Sans se douter que ce qui l'attend est un véritable cauchemar : la pire classe à problèmes dont la seule évocation terrifie les enseignants les plus blasés !

L'avis du VieuxGeek: je sais pas trop... Mitigé pour l'instant.

Halala... GTO... Mon manga préféré, celui qui a fait de moi l'homme que je suis maintenant: un pervers décoloré qui squatte à l'éducation nationale et qui bastonne en karaté avec d'autres prises bizarres. Bon, j'ai menti sur la décoloration (le blond ne va pas avec mon teint, Christina des reines du shopping me l'a dit: "mon chéri, le blond c'est pas pour toi"). Alors, forcément, la suite de GTO... Ça laisse toujours sceptique. Comment passer après la série originale, chef d’œuvre parmi les chefs d’œuvre? Est-ce que les dead kennedys pourront jamais refaire un titre aussi bien que Too drunk too fuck? (best song ever). Là est la question.

La pédagogie selon Onizuka.


Et la réponse est: on attend et on voit. On wait et on see. Pour l'instant, c'est un copier-coller des trucs qui marchaient dans la série originale, comme dans le dernier star wars (honte à toi JJ Abrams, tu m'avais pourri le dernier Star Trek, à moi, Fidèle Trekkie. Je te maudit sur 666 générations. Puisses-tu souffrir d'une infection urinaire, de dysenterie, de la dengue et de la syphilis pour expier dans cette vie).

Une nouvelle classe (au lycéé ce coup-ci), un troupeau d'élèves névrosés à emmerde, Eikichi n'a jamais eu autant envie de baiser de sa vie (mais tape-toi la prof de français du collège, Fuyutsuki n'attend que ça!), les profs d'avant sont tous en dépression.... Comme avant quoi. Et c'est bien là le problème: ça sent un peu le réchauffé. Et j'ai peur que Le Grand Maître Fujisawa s'enterre dans cette routine. Avec lui, je me méfie un peu pour les nouvelles idées... Avez-vous lu les Rose Hip Rose ou autre Kamen Teacher? C'était un peu de la merde. Pardon: on dit "je n'ai pas aimé". Mais bon, j'espère qu'il va se sortir les doigts du cul et nous pondre une série géniale. Rien que ça. La seule originalité actuellement présente dans ces deux premiers volumes se situe au niveau du lieu où Onizuka nous raconte l'histoire, sur fond de flashback. Je ne Spoile pas, c'est dans la première page du tome 1.

En tout cas, le dessin est nickel, comme d'hab.


Conclusion en German souplex

On garde la recette et on ne change rien pour l'instant. Voilà le mot d'ordre de ce début de série.
On va être sympa, et laisser sa chance aux volumes suivants. Lisez les Shonan 14 days si ce n'est pas encore fait et attendez que je vous dise de lire la suite ou non, car moi seul et mon égo de névrosé s'étalant sur un blog obscur est capable de juger pour vous, mes 3 + 1/4 fidèles lecteurs.




dimanche 22 novembre 2015

Black science - tome 1 & 2


Putain, c'est le bibliothécaire du Disque-Monde dans 1000 ans!


Fiche technique

Titre: Black science
Scénario: Rick Remnder
Dessin: Matteo Scalera
Date de sortie: 13 février 2015 (T1) 7 mai 2015 (T2)
160 pages environ
Collection: Urban indies
Prix: 15€


Résumé éditeur

Grant McKay, fondateur de la Ligue Anarchiste Scientifique, a accompli l'impensable en créant le Pilier, un artefact capable de plier les arcanes de la Science Interdite à sa volonté et offrant à l'humanité la possibilité de voyager à travers les dimensions. Seul problème : un incident technique est venu perturber la première expédition avec pour résultat de piéger Grant et son équipe de scientifiques entre les dimensions de l'Infinivers, à la merci de mondes plus hostiles les uns que les autres. Seule solution face à l'inconnu : aller de l'avant !

L'avis du VieuxGeek: bien :)

Franchement, c'est méga chaud financièrement de suivre les sorties Urban, tellement elles sont nombreuses... Heureusement que j'ai réussi à les taxer ("attends, j'fais Saga et East of west. Toi tu fais les Fables? Ouais cool. Non, j'ai déjà les Deadly Class, fais plutôt les Black Science!"). Voyez le genre, quoi.

Alors, c'est-y-bien? Bin ouais, pas mal du tout. J'en discutais avec les gars de la librairie, et on est d'accord: c'est cool, mais putain y en a de tous les cotés, sans aucun répit. En quoi est-ce un soucis? En gros, il y a une explosion/mort/changement de dimension par case. Un rythme soutenu nécessite quelques cassures de rythmes (Musashi disait: "il faut varier les rythmes, les cadences, les hauteurs"!). On arrive pas à respirer, et c'est le gros point noir de cette série (le seul, pour l'instant).

Un exemple de grenouilles-dimensionnelles.


L'histoire, c'est un voyage inter-dimensionnel qui part grave en couille. Un SS (super scientifique, je me suis mal fait comprendre) invente le "pilier", une machine permettant de voyager entre les dimensions. Je ne spoile rien en vous disant que dès la première page le-dit pilier plante, envoyant nos dimensionautes dans des endroits peuplés de grenouilles cannibales, d'indiens cybernétisés et d'autres trucs étranges. Le scénario est bien foutu pour ce genre d'histoire habituellement casse-gueule (là, vous vous attendez à ce que je vous foute une référence, hein? Bin NON! Parce que mon travaille de documentation est à chier! Je ne connais que Valérian et Vortex de Stan & Vince. Et en plus, j'adore!).

Ce qui est sympa, c'est que l'auteur n'hésite pas à buter ces persos. Ca laisse toujours un bon suspense pour la suite des aventures. Les situations sont extrêmement variées et s'enchainent (trop) rapidement. Le dessin de Scalera est proche de nos BDs à nous. Donc, c'est forcément bien! Les découpages sont dynamiques, bon choix de couleurs... Petit problème récurent des comics: les héros passent leur temps à penser en off à des questions de merdes existencielles. Bande de cons! On s'en fout! Ils devaient faire ça à l'époque de papi pour faire croire qu'un comics c'était des trucs à lire... C'est fini maintenant les gars, alors épargnez nous vos apartés de merde pour faire une psyché de comptoir PMU à vos persos.

Au fait, les couvertures déchirent.


Conclusion?

C'est un bon comics SF/voyage dans le continuum espace temps dont le seul défaut et de trop enchainer les scènes. A lire pour les amateurs.

P.S: apparemment, Fear Agent du même scénariste est super bien.

Et Ab'num Fili Ch'tet!

mercredi 18 novembre 2015

Rocket Racoon - Les contes du demi-monde





Fiche Technique

Album : ROCKET RACCOON - LES CONTES DU DEMI-MONDE
Date de parution : 16 Septembre 2015
Collection : MARVEL VINTAGE
Editeur : Panini
Nombre de pages : 152
Poids : 610 g (NDVG: sérieux, ils nous vendent les livres au poids?).
Dimensions : 26,0 x 17,0 cm
Auteurs : Bill Mantlo (scénario) , Mike Mignola (dessin), Keith Giffen, Sal Buscema, Jack Kirby
Prix: 18€


Résumé

Avant de devenir membre des Gardiens de la Galaxie, Rocket Raccoon était le plus grand expert en armement de l'univers. Dans ce classique, le célèbre raton laveur enquête sur l'assassinat d'un fabricant de jouets... par un clown d'une entreprise concurrente. Retrouvez aussi les premières apparitions, inédites en France, de Rocket Raccoon et Groot !
(Contient les épisodes US Marvel Preview 7(II) ; Incredible Hulk (1968) 271 ; Rocket Raccoon (1985) 1-4 ; Tales to Astonish (1959) 13(I), publiés précédemment dans la revue MARVEL UNIVERSE (V3) 6, ainsi que 3 inédits)



L'avis du VieuxGeek: très bien pour les amateurs de vintage (prononcer sans l'accent SVP). Bien pour les fans de Rocket.

Tout d'abord, ne vous faites pas avoir comme des bleus en regardant la couverture. Mignola ne dessinait pas comme ça lors de ses débuts... Le style est complètement classique, rien à voir avec ce bon vieux Hellboy.
Pour une fois chez Marvel/Panini, les histoires... Sont assez bien choisies! Faites péter le champagne! L'intérêt de ce comics réside principalement dans l'histoire centrale, celle ou Rocket se bat contre les fabricants de jouets. Les animaux sont en charges des sinoques, des humains complètement barjots qui idolâtrent les Psys. Une moitié de monde est occupées par des machines étranges et autonomes, l'autre par les animaux et les sinoques (d'où le titre "demi-monde"). C'est dans ce contexte très originale que Rocket se battra contre les fabricants de jouets et leurs clowns tueurs. Pour les Alphas-Geeks qui connaissent, cet univers m'a rappelé le livre de P. K. Dick "les clans de la lune Alphane".

Je sens que la Taupe va taper au carreau!


Les autres histoires relèvent plus de l'historique que de la vraie histoire, mais ne sont pas inintéressantes, loin de là. On croise Hulk, perdu sur le demi-monde (dans cette histoire sont posées les bases du demi-monde), et Groot qui espère buter le monde entier en 10 pages (Groot POWER!). J'ai adoré la première histoire en N&B (la US Marvel Preview), même si c'est juste une preview (càd: y a pas de suite). Un bon N&B, ça claque dix fois plus que des vilaines couleurs baveuses faites à l'arrache par des gars avec moins de talent que le type du film "my left foot".
Tous ces animaux bariolés (des lapins tueurs, un morse avec des défenses version couteau-suisse) et ce monde donne l'impression d'être un vaste foutoir, complètement grand-guignolesque. Mais le tout est relativement ordonné!



C'est donc extrêmement old-school, et j'avoue avoir regretté la différence de dessin entre la couv' (qui avoine grave) et l'intérieur (qui avoine moins). Bin oui, j'adore Mignola. Et là... C'est du standard de l'époque. Tant pis.

Pour ceux qui espère retrouver l'ambiance du film des gardiens de la galaxies, oubliez. Le Rocket du récit n'a pas grand chose à voir avec celui du film. C'est un raton, ok, mais ça ne va pas plus loin.


Conclusion

Pour les fans de Rocket Raccoon et les amateurs de comics bien vintage.

On s'écoute les Beatles?